Contemporanea
Tome XXXVIII Année 2016 Numéro 1

Review

Enseigner les lettres au XIXe siècle. Histoire sociale et politique comparée des professeurs de lettres de l’enseignement secondaire public en Belgique et en Italie (1850-1914)

Mara Donato Di Paolo, Université Libre de Bruxelles

Nous n’avons pas besoin de dire que tous les membres de notre personnel enseignant regardent comme leur premier devoir d’inculquer l’idée nationale et d’inspirer l’amour de nos institutions. Les chefs de nos établissements d’instruction moyenne et les professeurs qu’ils dirigent, se montrent les exécutants fidèles de la pensée du Gouvernement, en même temps qu’ils obéissent au sentiment qui les anime, quand ils parlent d’aimer et de servir la patrie. Aussi, pouvons-nous assurer que la jeunesse qui sort de nos écoles a le cœur belge, qu’elle entre dans la vie active avec la résolution de travailler à la prospérité et à la gloire du pays1

Extrait du Rapport triennal sur l’état de l’enseignement moyen en Bel­gique présenté en 1867 par le Ministre de l’Intérieur aux Chambres législatives, ce texte illustre bien la problématique du projet de recherche dont il va être question ici, dans ses différentes composantes : les professeurs, l’école secondaire publique et les élites nationales. Il met parfaitement en lumière les enjeux qui se cristallisent autour de l’enseignement secondaire au XIXe siècle : le développement au sein des futures élites nationales d’un attachement fort à la patrie et à ses institutions, et le rôle qu’étaient censés jouer à cet égard les professeurs.

Cette problématique est approchée sous un angle particulier, largement inédit. Partant de l’hypothèse que « si l’école construit la nation, c’est aussi que la nation a construit son école dans cette intention »2, l’ambition est d’éclairer un aspect encore largement méconnu de l’histoire politique et sociale des bourgeoisies éduquées en Europe au XIXe siècle : le rôle joué par l’enseignement des lettres dans les écoles secondaires publiques dans le processus de construction du sentiment national et de la nationalisation de ses élites, par le biais de l’enseignement des langues nationales et de la promotion de la culture humaniste par les professeurs. L’objectif est donc de répondre à deux questions liées. La première est celle du rôle joué par (et/ou attendu de, et/ou ambitionné pour eux-mêmes par) les professeurs comme élite formant des élites nationales ; la seconde est celle du rôle joué dans ce contexte par (et/ou attendu de) l’enseignement des lettres, des langues nationales et de la littérature dans la formation du sentiment national.

Les deux pays étudiés sont la Belgique et l’Italie. La période prise en considération va de 1850, date de promulgation de la première loi sur l’enseignement moyen en Belgique (la date équivalente pour l’Italie est 1859) à 1914. De nombreux éléments justifient et rendent très pertinente une étude comparée de ces deux pays durant cette période. À cette époque, la Belgique et l’Italie sont tous deux des États très jeunes en quête d’identité, tenus de se construire sur les bases d’un passé aux contours géographiques et politiques hétérogènes. Avec un léger décalage dans le temps (l’unité italienne ayant été réalisée 30 ans plus tard que l’accession de la Belgique à l’indépendance), les gouvernements des deux pays se trouvent confrontés aux mêmes problèmes. Dans un cas comme l’autre, il s’agit de jeter les bases d’un système d’enseignement national. Ceci implique le développement de structures éducatives modernes performantes comparables à celles que l’on observe dans les pays voisins : création d’un ministère en charge de l’éducation, organisation d’un enseignement secondaire public concurrentiel par rapport au privé, homogénéisation des pratiques scolaires, création d’un corps enseignant qualifié dévoué au projet national. Une telle entreprise se heurte dans les deux pays aux mêmes types de difficultés. À leur naissance, la Belgique et l’Italie héritent de territoires morcelés dans lesquels les réalités régionales et provinciales pèsent d’un poids très lourd et le pouvoir local et communal est fort. Le projet national des élites libérales - qui vise à homogénéiser, centraliser et réguler les pratiques à travers le rôle de l’administration d’État - est de surcroît un projet citadin, aux ambitions éloignées des préoccupations des masses paysannes.

Photographie du corps professoral de l’Athénée en 1887, Archives de la Ville de Bruxelles (A.V.B.), Collection Iconographique, F - 3566

Dans un cas comme dans l’autre, un des objectifs poursuivis est de promouvoir, par le biais d’une langue commune et de la culture humaniste, un sentiment d’appartenance nationale au sein des élites, dans un contexte marqué par le poids des réalités multilinguistiques et dialectales. En Italie, comme le fait remarquer le linguiste T. De Mauro, l’importance de ces réalités ralentit le processus d’uniformisation linguistique3. En Belgique, leur prise en compte se traduit par des débats difficiles sur les fonctions respectives du français et du flamand (néerlandais) dans la définition du caractère national, polémiques auxquelles l’introduction de cours en néerlandais à la fin du XIXe (loi du 15 juin 1883) ne mettra pas réellement fin. À côté de cette question de la langue - perçue comme un outil de cohésion sociale et de communication nécessaire à la nouvelle démocratie parlementaire – se pose aussi celle de la définition et la transmission d’un canon littéraire capable d’opérer comme un facteur d’intégration. Comme dans les autres pays européens, il va de soi que les textes des auteurs latins et grecs - vecteurs de valeurs universelles et atemporelles - doivent y figurer. Mais la question des auteurs nationaux est plus épineuse. En Italie, il existe une riche tradition littéraire et on n’a que l’embarras du choix. Deux auteurs qui s’imposent naturellement sont Manzoni, père de la langue italienne moderne, et Dante, qui avait envisagé une Italie unifiée bien avant qu’elle ne soit politiquement possible et devenue une réalité. En Belgique, la question est plus compliquée du fait du bilinguisme, qui opère comme un frein, et de l’influence, en raison de la communauté de langue, des pays limitrophes (France et Hollande), dont la production littéraire tend à éclipser celle des auteurs nationaux4.

Pour les bourgeoisies libérales belge et italienne, enfin, auxquelles la présence du parti libéral dans les gouvernements des deux pays donne d’importants moyens d’action, l’objectif est de procéder à travers « l’État centralisateur » à la laïcisation de la société et de l’enseignement, pour mettre fin à la domination catholique. Ce processus de laïcisation sera lent et complexe. Malgré les efforts faits par les gouvernements des deux États pour promouvoir l’enseignement public, longtemps, les établissements privés continueront à attirer un plus grand nombre d’élèves. Ceci en raison de la réputation pluriséculaire dont jouissent ces établissements, fameux pour la qualité de l’enseignement qu’ils offrent et l’excellent niveau de leurs professeurs, mais aussi de leur rôle comme lieux de formation de réseaux de sociabilité (on songe par exemple aux collèges des Jésuites ou à ceux de l’ordre des Scolopi). Pour cette double raison, jusqu’au début du XXe siècle c’est dans les écoles catholiques qu’on tend à trouver majoritairement les enfants des élites et des classes aisées de la société.

Ces questions sont étudiées dans une perspective largement inspirée par les travaux de W. Frjhoff et P. Savoie, qui mettent en évidence la dimension européenne de ces processus5 et prennent résolument en compte la circulation transnationale des savoirs et des pratiques. Il s’agit plus particulièrement de mettre en lumière l’influence exercée sur les systèmes éducatifs belge et italien par les modèles allemand et français, vers lesquels les responsables des deux pays, conscients du retard des deux jeunes États sur ce plan, se tourneront. Depuis le début du XIXe siècle, on assistait en effet partout en Europe à l’émergence d’un enseignement secondaire public s’adressant à l’élite et promu par l’« État éducateur ». Les traits novateurs de cet enseignement, dont les instruments archétypiques sont le lycée français et le gymnasium allemand, ont été identifiés par R. D. Anderson : il s’agit d’une école publique sécularisée où des professeurs laïques formés à l’université dispensent une formation humaniste certifiée par l’obtention d’un diplôme d’aptitude (baccalauréat/abitur)6. Il faut rappeler qu’à cette époque l’enseignement secondaire ne concerne qu’une petite partie de la population aisée. Payant et élitiste, il prépare aux études universitaires en lettres et aux professions libérales (le droit et la médecine), très prisées. La formation qu’on y reçoit, baptisée « humanités » (sans qualificatif), est directement héritée de la « Ratio Studiorum » des Jésuites et est dépourvue de toute finalité utilitaire. Le cursus se concentre sur l’enseignement des matières littéraires et l’étude approfondie des langues anciennes, considérées comme les seules disciplines capables de former l’intelligence des élèves. Peu de place est faite aux matières scientifiques. La primauté de la filière gréco-latine - elle seule donnait accès à toutes les facultés universitaires - ne disparaîtra qu’en 1947 en Belgique et en 1969 en Italie. La culture dispensée à l’école secondaire est donc avant tout une culture humaniste désintéressée, un bagage culturel commun destiné à être partagé par les élites bourgeoises, qui opère comme un facteur identitaire et de distinction sociale.

Grâce aux efforts de ses promoteurs, l’enseignement secondaire public, essentiellement soutenu par la bourgeoisie libérale, va progressivement devenir un sérieux concurrent pour l’enseignement confessionnel. Son développement va permettre et favoriser un double processus. Premièrement, ce que E. De Fort appelle « la nationalisation des classes moyennes », auxquelles H. J. Jarausch rappelle qu’appartiennent les fonctionnaires et les membres des classes dirigeantes de l’État7. De fait, c’est avec la formation secondaire que s’acquiert la maîtrise approfondie de la langue écrite, qui constitue la condition d’accès aux emplois en col blanc. Le deuxième processus est ce qu’il est convenu d’appeler la « fabrication des citoyens», par le biais de la construction du sentiment national, notamment par l’intermédiaire de la culture humaniste et, surtout, de la langue. Liée par ailleurs à des préoccupations économiques et sociales, la langue devient de ce fait, avec la question de sa standardisation, un enjeu politique.

Ce modèle d’enseignement secondaire était particulièrement soutenu par la « bourgeoisie éduquée» ou « bourgeoisie intellectuelle » (« Bildungsbürgertum » dans la terminologie de J. Kocka)8, catégorie à laquelle appartenaient notamment les professeurs de lettres de l’enseignement secondaire. Enseignant les matières les plus nobles (le latin, le grec, le français/l’italien), ils exerçaient de ce fait les fonctions les plus prestigieuses au sein de la hiérarchie scolaire. S’appuyant sur le lien étroit qu’ils entretenaient avec la fonction publique et la valorisation de leur « héritage humaniste » - le capital culturel de P. Bourdieu9 - et se définissant comme l’intelligentsia du pays, appelée à contribuer à l’édification culturelle, littéraire et savante de la nation, ces professeurs se sont fortement impliqués dans la mission qui leur avait été confiée : « nationaliser les élites ». Qui étaient ces enseignants ? D’où venaient-ils ? Pour quelle raison embrassaient-ils la carrière professorale ? Comment celle-ci se déroulait-elle ? Sur la base de quels critères étaient-ils recrutés ? De quelle manière le profil du professeur a-t-il évolué avec le temps ? De quelle façon, surtout, peut-on dire que les professeurs étaient au cœur du projet national ? Ce travail de recherche entend apporter des éléments de réponse à ces questions.

L’analyse de la littérature secondaire de l’époque révèle le fort intérêt que témoignaient aux professeurs de l’enseignement secondaire les premiers gouvernements libéraux mis en place après l’Unificazione (italienne) et l’Indépendance (de la Belgique). Cet intérêt s’explique par la conviction générale que la formation des futures classes dirigeantes nationales requerrait avant tout l’existence de bons enseignants, capables de porter en avant le projet national et de redresser le niveau des études secondaires. Dans cette perspective, le professeur devient un élément central de la politique éducative nationale. Les résultats d’une série d’enquêtes lancées par les premiers gouvernements mettent cependant en lumière le caractère déplorable des conditions dans lesquelles les professeurs étaient amenés à exercer leur métier. Mal payés et mal formés, ils étaient soumis aux caprices des autorités des communes (qui régissaient l’enseignement) et au pouvoir des petits notables locaux (qui pratiquaient les recommandations ad personam). L’enseignement n’était donc pas une profession capable d’attirer des hommes compétents et de leur offrir d’intéressantes perspectives de carrière. Et les professeurs belges et italiens étaient loin de pouvoir être comparés aux prestigieuses figures du lehrer du gymnasium allemand ou à celle du normalien du lycée parisien. Pour remédier à cette situation et renforcer l’attrait d’un métier aux contours incertains, les gouvernements belges et italiens vont prendre toute une série d’initiatives visant à améliorer le statut social et économique des enseignants. Ces actions conduiront au développement d’un statut professionnel du professeur et à la professionnalisation du métier d’enseignant, processus dont l’étude constitue un des fils conducteurs de l’enquête.

Pour répondre à l’ensemble des questions soulevées par cette recherche, l’analyse s’appuie sur une série de documents conservés dans plusieurs fonds d’archives largement inexplorés. Pour la Belgique, on les trouve aux Archives Générales du Royaume à Anderlecht et aux Archives de la Ville de Bruxelles ; pour l’Italie, essentiellement à l’ Archivio del Liceo Beccaria di Milano et à l’ Archivio Centrale di Stato di Roma. À côté de ce matériau, il est également fait recours à un ensemble de documents d’autres types et de sources de caractère normatif comme les bulletins du ministère, les décrets et circulaires ministérielles, les débats à la Chambre et au Sénat et la production ministérielle, ainsi que les journaux pédagogiques, les journaux associatifs des professeurs, les essais qu’ils ont publiés et leur correspondance.

L’histoire des relations entre la Belgique et l’Italie a fait l’objet d’un large éventail de recherches10, dans le sillage desquelles ce projet s’inscrit et dont il tire bénéfice. Les travaux d’histoire comparée des deux pays sont par contre relativement rares. L’histoire de l’enseignement et des bourgeoisies éduquées en Belgique et en Italie présente également de réelles lacunes. Venant enrichir l’historiographie de la Belgique et de l’Italie sur ces deux points, cette recherche peut néanmoins s’appuyer sur un riche patrimoine scientifique. On se réfère par exemple aux travaux sur l’histoire de l’enseignement secondaire en Italie11. Si en Belgique ce niveau d’enseignement a été comparativement moins étudié, il existe toutefois quelques études générales d’envergure très utiles comme celles de M. Depaepe et de D. Grootaers12. Les questions de la langue, de l’identité nationale et de la construction nationale sont par contre très bien documentées dans les deux pays, grâce aux travaux d’E. Gubin, J. Stengers, E. Witte, J. P. Nandrin et M. Dumoulin pour la Belgique et de S. Soldani et G. Turi pour l’Italie13.

Abondamment étudiée depuis une cinquantaine d’années dans de nombreux pays, par des historiens, des didacticiens, des pédagogues et des sociologues, l’histoire de l’enseignement a donné lieu à une historiographie riche et variée. En la parcourant rapidement, on s’aperçoit que l’attention des chercheurs, pour toutes les époques et à l’intérieur de tous les courants historiographiques, s’est assez systématiquement déplacée du haut vers le bas, du macro vers le micro et des institutions vers les acteurs et les savoirs. D’une histoire quantitative intéressée aux aspects institutionnels et normatifs - héritage de l’École des Annales - dans les années 1960-1970, on est passé dans les années 1970-1990, sous l’influence notamment des travaux de P. Bourdieu et de ses disciples, à une histoire plus sociologique privilégiant des approches basées sur l’idée que l’école n’est pas un objet isolé et étanche mais une « institution sociale »14. Cette évolution a conduit les chercheurs à s’intéresser aux rapports de l’école et du monde qui l’entoure, qui engendrent et qu’elle influence en un jeu de double miroir. M.S. Acher, F.K. Ringer et L. Stone posent ainsi la question des liens qui se tissent entre l’enseignement et la société15 ; B. Anderson, E. Gellner et H. Hobsbawm s’interrogent sur le rapport de l’enseignement et de l’État-nation, notamment par le biais de la langue16 ; M. -M. Compère et W. Frijhoff défendent l’idée d’une pratique de l’histoire de l’éducation comparée17. Parallèlement à ces recherches macro-historiques, on observe le développement de nouveaux champs historiographiques - toujours sensibles à une approche sociologique - à partir de problématiques liées à la spécificité de l’école secondaire du XIXe siècle et à sa culture humaniste. R. Anderson et L. O’Boyle étudient l’école comme lieu de reproduction ou de mobilité sociale18 ; B. Simon, D. Müller, F.K. Ringer s’intéressent à son processus d’intégration dans les grands pays européens19. Plus récemment, C. Charle a entrepris des études prosopographiques des bourgeoisies éduquées20. À partir des années 1990, l’attention des chercheurs s’est de surcroît tournée vers certains aspects du fonctionnement pratique des établissements scolaires et de la culture scolaire, comme les manuels scolaires et les curriculums, la presse pédagogique, etc. Ces travaux mettent en œuvre une approche de type micro-historique appliquée à des problématiques souvent circonscrites à des cas régionaux21.

La recherche décrite dans le présent article s’inscrit dans le prolongement de ces différents groupes de travaux. À l’intersection de l’histoire sociale, de l’histoire culturelle et de l’histoire politique, elle s’appuie également sur les apports de l’histoire de l’enseignement et de l’éducation et ceux de la sociologie historique. Son ambition est, en croisant les différentes approches dans le cadre d’une étude comparée tout en concentrant l’attention sur les professeurs, de jeter sur l’histoire encore peu connue des bourgeoisies éduquées en Europe un éclairage nouveau.

- M. Donato di Paolo

Références

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