Contemporanea
Jaargang XLI Jaar 2019 Nummer 3

Review

« Solidaires ! ». Aperçu historiographique du combat anti-apartheid en Belgique.

Charel Roemer

L’histoire du 20e siècle n’étant pas à un paradoxe près, l’année 1948 a vu à la fois l’adoption de la Déclaration universelle des Droits de l’homme et l’accession au pouvoir du National Party (NP) en Afrique du Sud. La victoire inattendue des nationalistes a conduit à l’établissement de la politique d’apartheid (signifiant « séparation, mise à part ») qui officialisait la ségrégation entre la minorité blanche (afrikaner et anglophone) et la population noire africaine mais aussi indienne1. Durant près de cinquante ans, en Afrique du Sud et en dehors, des hommes et des femmes luttent contre ce système. La solidarité internationale sera l’un des principaux moteurs de cet engagement.

Les mobilisations internationales contre l’apartheid ont suscité une certaine attention historiographique ces dernières années. Les premières publications sont le fait d’anciens militants, dont beaucoup sont des académiques reconnus2. Dans les années 1990 et 2000, les historiens se sont progressivement intéressés à la question3. La plupart d’entre eux situent l’émergence des campagnes de solidarité en Europe de l’Ouest au tournant des années 1960, après ce qu’on a appelé le massacre de Sharpeville quand 69 manifestants ont été abattus lors d’une manifestation. Certains remontent même plus loin en insistant sur les liens entre militants européens et africains apparus dans les années 1950 et qui ont été cruciaux pour les campagnes ultérieures4. Dans le cas de la Belgique, cependant, la solidarité organisée ne s’est développée qu’une, voire deux décennies plus tard avec la création du Comité contre le colonialisme et l’apartheid (CCCA) en 1969 et du Aktiekomitee Zuidelijk Afrika (AKZA) en 1974. Jusqu’à présent, seules les mobilisations en Flandre ont bénéficié d’une étude approfondie5. Les mobilisations en Belgique francophone quant à elles n’ont pas encore été étudiées par les historiens, ce qui traduit aussi un certain retard de la Belgique par rapport à ses pays voisins.

Les terrains d’action de la solidarité avec les mouvements de libération de l’Afrique du Sud sont aussi divers que les acteurs qui s’y sont engagés. L’objectif central des activistes belges était de mettre la pression sur les décideurs politiques et les grandes entreprises afin d’isoler l’Afrique du Sud sur les plans économique, culturel et diplomatique. Mais les recherches récentes montrent aussi l’intérêt d’approcher cet activisme depuis le point de vue de la culture populaire6, des médias7 ou encore de l’internationalisme féministe8. Le but de cet article n’est pas de présenter de manière exhaustive la panoplie de publications qui structurent ce nouveau champ de recherche. Il vise plutôt à reconnecter ce sujet avec une série de tendances historiographiques récentes qui ouvrent de nouvelles perspectives de recherche.

L’étude du mouvement anti-apartheid international ne peut être dissociée de celle de la solidarité avec la lutte de libération nationale dans les colonies portugaises, tant les imbrications entre ces deux combats sont fortes sur le plan des acteurs, des idées et des mouvements9. Dans le cas belge, avant de se focaliser essentiellement sur l’Afrique du Sud et la Namibie à partir de 1975, le comité bruxellois (CCCA) visait, comme l’indique le nom de sa revue publiée à partir de 1970, à couvrir le terrain de la solidarité pour l’ensemble de l’Afrique Australe. Du côté flamand, ce n’est qu’après l’indépendance soudaine des colonies portugaises en 1975 que le Vlaams Angola Komitee (VAK), fondé en 1972 à Louvain, s’est tourné vers l’Afrique du Sud pour devenir l’Aktiekomitee Zuidelijk Afrika (AKZA). Dans les deux cas, il serait donc réducteur de parler de single issue movement pour caractériser ces comités.

Ce constat souligne aussi l’importance de réinvestir un vocabulaire forgé essentiellement par les sciences sociales et politiques au cours des années 1970 et 1980. Face à la diffusion rapide des initiatives citoyennes, les sociologues tendent alors à dissocier la notion de solidarité de celles de syndicat, parti, Église. En séparant la question de la solidarité de ces anciens piliers de la vie sociale et politique, elle l’a peut-être trop enfermé dans le corset des « nouveaux mouvements sociaux » 10. Or, selon Hakan Thörn, la lutte mondiale contre l’apartheid peut justement être considérée comme le résultat d’un double processus impliquant à la fois l’émergence de “nouveaux mouvements sociaux” et l’internationalisation accrue des anciens mouvements (ecclésiaux ou syndicaux)11. Les différences entre les mobilisations au Nord et au Sud de la Belgique illustrent à elles seules ce propos. Si les recherches de Wouter Goedertier ont montré que le mouvement flamand est issu des mobilisations étudiantes flamandes, la solidarité francophone est avant tout composée d’acteurs déjà bien implantés dans les milieux politiques, syndicaux et ecclésiastiques. En effet, ses principaux membres et sympathisants sont des juristes (Paulette Pierson-Mathy), des acteurs de la solidarité avec l’Algérie et le Vietnam (Jean Godin), des syndicalistes (René Klutz), des hommes d’Église (François Houtart) ou encore des hommes politiques (Ernest Glinne). Les origines de la solidarité organisée suivent donc une voie divergente des côtés francophones et flamands, le premier se rapprochant plutôt de l’expérience de la solidarité en France avec une tradition anticolonialiste bien implantée dans les milieux traditionnels de la gauche12 ; et les mobilisations flamandes suivant plutôt ce qui se fait en Allemagne de l’Ouest, où l’on observe également qu’une grande partie des acteurs de la solidarité est issue des mouvements étudiants et de la « nouvelle gauche »13. En Belgique francophone, tout semble donc indiquer que la solidarité avec l’Afrique australe n’est pas le fruit de la projection d’idées révolutionnaires sur le Tiers-Monde, comme certaines recherches semblent le démontrer dans d’autres pays14. Au contraire, le travail du CCCA se caractérise notamment par un certain pragmatisme politique, cherchant à impliquer un maximum d’acteurs institutionnels dans le combat contre l’apartheid. Le comité bruxellois suit ainsi la logique des mouvements de libération qui cherchent avant tout à rallier le soutien des acteurs institutionnels, et ce tant au niveau local, national qu’européen15.

Pour y parvenir, l’un de leurs plus grands atouts sera la Convention internationale sur l’élimination et la répression du crime d’apartheid adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies en 1973 qui déclare l’apartheid « crime contre l’humanité ». Suivant les recommandations et l’exemple de l’ANC, au Sud et puis progressivement au Nord de la Belgique, les activistes s’emparent de ce discours universel des droits de l’homme afin de mettre la pression sur le gouvernement. Ainsi le discours d’AKZA, fort imprégné d’une lecture marxiste dans un premier temps, se déradicalise progressivement, afin de s’adapter au cadre stratégique défini par l’ANC16. Le discours des droits de l’homme était absolument central pour l’établissement d’un mouvement large en Belgique et a permis de créer des ponts entre des mouvements appartenant aux différents piliers organisant la vie sociale et politique en Belgique. Différentes tentatives de coordination se développent au cours des années 1970. En Belgique francophone, à côté du CCCA lui-même, la plus importante demeure l’Action Afrique Australe qui se développe au sein du CNAPD à partir de 1972. Deux mouvements se feront les fers de lance de cette action, à savoir le Mouvement chrétien pour la paix et OXFAM. Ce sont aussi eux qui s’impliquent le plus activement dans les campagnes de boycott des oranges Outspan de l’Afrique du Sud. Devenant l’un des principaux symboles du combat anti-apartheid, l’idée de l’activisme consommateur (les campagnes bancaires et pétrolières sont des exemples plus tardifs) est essentielle pour impliquer activement les acteurs locaux dans les actions de solidarité. Si l’objectif principal de ces actions était de dissuader les clients d’acheter des produits du Cap, elles étaient aussi un moyen idéal pour entrer en contact avec la population locale, les oranges devenant le symbole des violations des droits humains les plus élémentaires de la population sud-africaine17.

Affiche de Boycott Outspan Aktie publiée en 1978 par le Front anti-fasciste (AMSAB-ISG, af002983).

Les campagnes Outspan reflètent très clairement le caractère transnational du mouvement anti-apartheid. Il ne faut cependant pas oublier qu’à côté des transferts d’idées et de campagnes, c’est avant tout la mobilité des personnes qui fera la force de ce mouvement. À ce titre, les recherches les plus innovantes de ces dernières années soulignent l’importance d’inclure, au-delà de l’Occident, les pays du Sud mais aussi les pays de l’Est dans les études sur la mobilité internationale. Une telle approche conduit aussi automatiquement à une relecture des relations Nord-Sud, dans la mesure où l’Europe de l’Est et la panoplie de réseaux internationaux liés de près ou de loin à sa diplomatie officielle, deviennent aussi un terrain de rencontre où des acteurs du Nord, de l’Est et du Sud discutent les questions de décolonisation, de paix mondiale ou de solidarité18. Pour la lutte anti-apartheid belge, le rôle joué par le Conseil mondial de la paix (CMP) est plus que révélateur à cet égard. À travers son antenne nationale, l’Union belge pour la défense de la paix (UBDP), mais aussi et surtout à travers sa présidente belge, Isabelle Blume, le CMP a joué un rôle crucial pour nouer des liens entre les premiers activistes locaux en Belgique et les acteurs des mouvements de libération d’Afrique australe19. Avec ces derniers, le CMP organise une série de conférences internationales qui jouent un triple rôle de plateforme de rencontre : entre les acteurs du Nord et du Sud, entre les acteurs des différents pays européens mais aussi entre acteurs d’un même pays en Europe. C’est ainsi à Khartoum que naît l’idée de la création du CCCA.

Mais à côté de la mobilité des acteurs belges, c’est surtout aussi celle des acteurs du Sud qui joue un rôle important20. L’historiographie récente tente de plus en plus de se distancier d’une vision européocentriste de la solidarité et d’intégrer les acteurs du Sud dans cette histoire. Loin d’être des récepteurs passifs de la solidarité, les mouvements de libération nationale poursuivent en effet des agendas politiques concrets et essaient d’activement parsemer les graines de la solidarité en Europe21. La plupart des leaders de ces mouvements ont très tôt noué les premiers contacts en Europe, lors de leurs études sur l’ancien continent22. Ils sont aussi les véritables moteurs de l’organisation des premières conférences internationales de solidarité en Europe. Ces conférences jouent un rôle crucial pour connecter les différents mouvements européens entre eux. Si ces conférences se poursuivent généralement par une action continue, elles restent cependant des moments éphémères. C’est pourquoi les mouvements de libération, et en premier lieu l’ANC, décident de créer des représentations permanentes. Londres sera l’une des premières villes européennes accueillant une telle structure, mais les principaux centres logistiques de leur action se situent en Afrique même, et notamment à Alger23. Dès avant la création du premier comité, des activistes belges s’y rendent afin de rencontrer les responsables sud-africains. Alger et d’autres villes du Sud demeurent alors des lieux de rencontre importants au cours des années 1970, et ce tant pour les militants appartenant à l’ancienne gauche ou à la nouvelle24. Il faudra attendre 1981 pour voir s’ouvrir la première délégation permanente de l’ANC à Bruxelles, qui a notamment pour but de contrebalancer la présence diplomatique de l’Afrique du Sud dans la capitale belge et européenne.

En effet, les études récentes visent de plus en plus à démontrer qu’à côté du mouvement anti-apartheid, il existe aussi des structures soutenant l’Afrique du Sud et sa politique de ségrégation. Ce constat s’applique tout particulièrement à la Belgique où le lobby pro-apartheid PROTEA, avec ses cinq mille membres, était très puissant25. Si les liens culturels entre la Flandre et l’Afrique du Sud ont fait l’objet d’une certaine attention historiographique ces dernières années26, il ne faudrait pas en déduire que les soutiens de l’apartheid se limitent au Nord du pays. L’Association interparlementaire belgo-sud-africaine compte notamment un grand nombre de membres francophones, bien que ce phénomène demeure assez peu étudié pour le moment. Il ne faut pas oublier non plus que l’activisme pro-apartheid peut lui aussi compter sur le soutien de réseaux transnationaux27. Dans certains milieux, la défense de la politique d’apartheid est également fortement liée aux mouvements d’extrême droite. Le mouvement nationaliste Voorpost, créé en 1976 et qui comporte un siège en Flandre, aux Pays-Bas et en Afrique du Sud, promeut notamment l’idée d’un_Groot-Nederland_ basé sur une communauté ethnique néerlandaise. Il n’est guère étonnant que différents groupes antifascistes belges se soient donc aussi intéressés à la question de l’apartheid en Afrique du Sud. De manière générale, il serait fort intéressant de se pencher sur la manière dont la lutte anti-apartheid a pu influencer un combat antiraciste et antifasciste plus large en Belgique. L’historien sud-africain Saul Dubow nous invite d’ailleurs à ne pas trop dissocier l’étude des mobilisations anti-apartheid et pro-apartheid et à ne pas oublier que dans le cas britannique par exemple, les mouvements de solidarité n’avaient pas pour seul objet l’Afrique du Sud mais également la société postcoloniale britannique elle-même28.

Manifestation du Front anti-fasciste à Anvers en 1979 (AMSAB-ISG, fo026023).

Les mouvements de décolonisation de la seconde moitié du 20e siècle ont profondément transformé l’Europe, en même temps que les pays décolonisés du Sud. D’après l’historien Robert Young, l’Europe a commencé à accéder à sa propre « condition postcoloniale » 29. La mobilité des travailleurs et des étudiants du Sud a joué un rôle central dans cette évolution. Si Young souligne que cette condition post-coloniale s’applique aussi à des pays comme l’Allemagne, qui n’avait plus de territoires coloniaux dans le Sud, cette théorie a été confirmée par les recherches de Quinn Slobodian qui a mis en perspective l’impact des étudiants du Tiers-Monde sur la mobilisation politique en Allemagne occidentale30. Ces travaux nous rappellent que la mobilité activiste ne doit pas seulement être pensée depuis le point de vue des élites. Si la mobilité des leaders des mouvements de libération est cruciale pour comprendre l’émergence des structures de solidarité, celle des milliers d’étudiants venus en Europe l’est tout autant. L’impact des étudiants du Tiers-Monde sur les mobilisations politiques reste cependant un champ de recherche encore très peu exploré dans l’historiographie belge31. Le développement des Subaltern Studies en Belgique ouvre cependant des perspectives encourageantes à cet égard32.

Enfin, si le concept de global civil society forgé par Håkan Thörn pour décrire la nature du mouvement anti-apartheid, a connu un grand succès, une approche plus critique du caractère transnational de ces mobilisations a fait son apparition ces dernières années33. Certains chercheurs s’intéressent notamment à la manière dont les causes internationales ont pu être « domestiquées » afin d’adapter leur message aux différents publics nationaux34. Couplée au caractère intrinsèquement transnational de la circulation des acteurs mais aussi des matériels de la solidarité (notamment les images35), cette capacité des mouvements de libération nationale (mais aussi des comités de solidarité) à adapter leur message à différents publics nationaux, et même à différents publics au sein d’un même pays, a clairement fait la force du mouvement anti-apartheid. Le caractère global de ce mouvement a bien été illustré au cours des dernières années36. Force est de constater cependant que ces études restent la plupart du temps des compilations de différents cas nationaux, ce qui souligne davantage encore le besoin d’étudier le mouvement anti-apartheid belge, en particulier depuis le point de vue francophone, et de combler ainsi une lacune historiographique qui a trop longtemps subsisté.

- Charel Roemer

Referenties

  1. Pour une introduction générale sur les politiques d’apartheid en Afrique du Sud, voir Dubow, Saul, Apartheid, 1948-1994, Oxford, Oxford University Press, 2014.
  2. Un exemple international important est le travail de Tor Sellström sur la solidarité en Suède : Sellström, Tor, Sweden and national liberation in Southern Africa, Uppsala, Nordiska Afrikainstitutet, 2003.
    Dans le cas de la Belgique, les acteurs majeurs du comité de solidarité flamand et du comité de solidarité francophone ont contribué à l’ouvrage monumental en cinq volumes édité par le South African Democracy Education Trust (SADET) : Van Heukelom, Jan, « Hoera vir die Boer hoera! Pro-and anti-apartheid struggles in Flanders and Belgium », et Pierson-Mathy, Paulette, « The anti-apartheid struggle in Belgium as perceived by the Comité Contre le Colonialisme et l’Apartheid », in The Road to democracy in South Africa. Volume 3, International Solidarity. Part 1, Pretoria, Unisa Press & University of South Africa, 2008, p. 657-666 et p. 640 657.
  3. L’une des œuvres les plus influentes est probablement celle de Håkan Thörn comparant les mobilisations anti-apartheid en Angleterre et en Suède : Thörn, Håkan, Anti-apartheid and the emergence of a global civil society, Basingstoke-New York, Palgrave Macmillan, 2006.
  4. Skinner, Rob, « Bombs and Border Crossings: Peace Activist Networks and the Post-colonial State in Africa, 1959–62 », in Journal of Contemporary History, vol. 50, n°2, 2015, p. 418 438.
  5. Goedertier, Wouter, « Erst radikal, dann liberal? Die belgische Anti-Apartheid-Bewegung in den 1980er Jahren », in Hanno Balz et Jan-Henrik Friedrichs (ed), All we ever wanted. Eine Kulturgeschichte europäischer Protestbewegungen der 80er Jahre, Berlin, Dietz, 2012, p. 214–30 ; Goedertier, Wouter, The Ambiguity of Solidarity. Belgium and the Global Struggle against Apartheid, thèse de doctorat, Leuven, KUL, 2015.
  6. Bickford-Smith, Vivian, « Picturing Apartheid: With a Particular Focus on “Hollywood” Histories of the 1970s. », in Vivian Bickford-Smith et Richard Mendelsohn (ed), Black and White in Colour: African history on Screen, Oxford, James Currey, 2007, p. 256-278. ; Gilbert, Shirli, « Singing Against Apartheid: ANC Cultural Groups and the International Anti-Apartheid Struggle », in Journal of Southern African Studies, vol. 33, n°2, 2007, p. 421-441 ; Schumann, Anne, « The beat that beat apartheid: the role of music in the resistance against apartheid in South Africa », in Stichproben. Wiener Zeitschrift für kritische Afrikastudien, n°14, 2008, p. 17–39 ; Helgesson, Stefan, Bethlehem, Louise et Han, Gül Bilge, « Cultural solidarities: apartheid and the anticolonial commons of world literature », in Safundi, vol. 19, n°3, 2018, p. 260-268 ; Aman, Robert, « The Phantom Fights Apartheid: New Left Ideology, Solidarity Movements and the Politics of Race », in Inks: The Journal of the Comics Studies Society, vol. 2, n°3, 2018, p. 288–311.
  7. Bob, Clifford, The marketing of rebellion: insurgents, media, and international activism, Cambridge-New York, Cambridge University Press, 2005.
  8. Plass, Hanno, « “Mehrmals unterdrückt”. Ruth Weiss und der Kampf von Frauen gegen die Apartheid », in [Zeithistorische Forschungen, n°13, 2016] http://www.zeithistorische-forschungen.de/2-2016/id=5374  ; Sluga, Glenda, « Women, Feminisms, and Twentieth-Century Internationalisms », in Clavin, Patricia et Sluga, Glenda, Internationalisms a twentieth-century history, Cambridge, Cambridge University Press, 2017, p. 61-84.
  9. Almada e Santos, Aurora, et al., « International solidarities and the liberation of the Portuguese colonies », in Special Issue of Afriche e Oriente, n°3, 2017 ; Vasile, Iolanda, et al., « What Solidarity? Networks of Cooperation with the Liberation Movements from Portuguese Colonies. An Introduction », in Revista Crítica de Ciências Sociais, n°118, 2019, p. 127-130.
  10. Passy, Florence, L’action altruiste: contraintes et opportunités de l’engagement dans les mouvements sociaux, Genève, Droz, 1998.
  11. Thörn, Håkan,«The Meaning(s) of Solidarity: Narratives of Anti-Apartheid Activism », in Journal of Southern African Studies, vol. 35 n°2, 2009, p. 419.
  12. Quemeneur, Tramor, « The French Networks Helping the Independence Movements of Portuguese Colonies. From the Algerian War to Third-Worldism », in Afriche e Oriente, n°3, 2017, p. 85-100 ; Konieczna, Anna, « La France, l’Afrique du Sud et les solidarités transnationales : l’activité du premier mouvement anti-apartheid français », in Bell, Emma et Ruiz, Jean-Marie, Les nouvelles formes de contestation, Chambéry, Université de Savoie, 2017 ; Burki, Namara, Beyond perceptions: a study of the French solidarity movement with the anti-apartheid and liberation struggle in South Africa, c. 1960-1991, mémoire, Paris, Institut d’études politiques, 2018.
  13. Bacia, Jürgen et Leidig, Dorothea,“Kauft keine Früchte aus Südafrika!”: Geschichte der Anti-Apartheid-Bewegung, Frankfurt am Main, Brandes & Apsel, 2008 ; Schliehe, Nils, « West German solidarity movements and the struggle for the decolonization of Lusophone Africa », in Revista crítica de ciências sociais, n°118, 2019, p. 173-194.
  14. Gildea, Robert, Mark, James et Pas, Niek, « European radicals and the “Third World”: imagined solidarities and radical networks, 1958-1973 », in Cultural & Social History, vol.8, n°4, 2011, p. 449-471 ; Kalter, C. , The discovery of the Third World: the French radical Left and the international struggle against colonialism, c. 1950-1976 Cambridge-New-York, Cambridge University Press, 2016.
  15. Goedertier, Wouter, « The quest for transnational authority, the anti-apartheid movements of the European Community », in Revue Belge de Philologie et d’Histoire, vol. 89, n°3-4, 2011, p. 1249–76.
  16. Christiaens, Kim et Goddeeris, Idesbald, « Beyond Western European Idealism: A Comparative Perspective on the Transnational Scope of Belgian Solidarity Movements with Nicaragua, Poland and South Africa in the 1980s », in Journal of Contemporary History Journal of Contemporary History, vol. 50, n°3, 2015, p. 632-655.
  17. Aucune étude n’a pour l’instant été menée sur ces campagnes en Belgique, contrairement à ce qui s’est fait à l’étranger : Mather, Charles et Mackenzie, Carla, « The body in transnational commodity cultures: South Africa’s Outspan “girls” campaign », in Social & Cultural Geography, vol.7, n°3, 2006, p. 403-420 ; Crosfield, Hugh, Commodity boycotts, activist bodywork and race. A study of the anti-apartheid campaigns of Boycott Outspan Action (1970-1992) and the anti-trafficking campaigns of Stop The Traffik (2006-2013), thèse de doctorat, Londres, University of London, 2013 ; Skovgaard, Jakob, Renegotiating responsibility: British anti-apartheid consumer boycott compaigns, late 1960s to early 1990s, thèse de doctorat, Copenhague, University of Copenhagen, 2017 ; Sparks, Stephen, « Crude Politics: The ANC, the Shipping Research Bureau and the Anti-Apartheid Oil Boycott », in South African Historical Journal, vol. 69, n°2, 2017, p. 251-264 ; Jelonnek, Dennis, « Polaroid in Südafrika. Eine Bild- und Konfliktgeschichte aus der Apartheid-Ära », in Zeithistorische Forschungen, vol.16, n°1, 2019, p. 74–96.
  18. Christiaens, Kim, « From the East to the South, and Back? International Solidarity Movements in Belgium and New Histories of the Cold War, 1950s–1970s », in Dutch Crossing, vol. 39, n°3, 2015, p. 187-203.
  19. Pour cela, le CMP profite fortement de l’ancrage local du PCB. Voir Gotovitch, José, Du communisme et des communistes en Belgique: approches critiques, Bruxelles, Éditions Aden, 2012 ; pour une vue d’ensemble, voir Goddeeris, Idesbald, « Passions and Ideals. Belgian Historiography on Belgian Communism » in Revista de Historiografía, n°10, 2009, p. 51-60.
  20. Ellis, Stephen, External mission: the ANC in exile, 1960-1990, Oxford, Oxford University Press, 2013 ; Macmillan, Hugh, The Lusaka years: the ANC in exile in Zambia 1963-1994, Auckland Park, Jacana, 2013.
  21. Christiaens, Kim, Orchestrating Solidarity: Third World Agency, Transnational Networks, & the Belgian Mobilization for Vietnam and Latin America. 1960s-1980s, thèse de doctorat, Leuven, KUL, 2013.
  22. Kaiser, Daniel, « “Makers of Bonds and Ties” : Transnational Socialisation and National Liberation in Mozambique », in Journal of Southern African Studies, vol. 43, n°1, 2017, p. 29-48.
  23. Byrne, Jeffrey James, Mecca of revolution Algeria, decolonization, and the Third World order, New York, Oxford University Press, 2016.
  24. Roemer, Charel. « Gant noir », in Laura, Amandine, et al., Mai 68 raconté par les objets, Charleroi, Couleur livres, 2018, p. 116-120.
  25. Delvaux, Isabelle, Ces Belges qui ont soutenu l’apartheid. Organisations, réseaux et discours, Bruxelles, Peter Lang, 2014.
  26. Terblanche, Otto, « Flanders and South Africa: Diplomatic, political and cultural relations, 1945-1990 », in Historia, vol. 54, n°2, 2009, p.77-97 ; Terblanche, Otto, « Vlaandere en Suid-Afrika: die donker skaduwee van Apartheid », in Journal for Contemporary History, vol. 36, n°1, 2010, p. 81-98.
  27. Schrijvers, Klaartje, « L’Europe sera de droite ou ne sera pas! »: de netwerking van een neo-aristocratische elite in de korte 20ste eeuw, mémoire, Gant, UGent, 2007 ; Grossmann, Johannes, Die Internationale der Konservativen: Transnationale Elitenzirkel und private Außenpolitik in Westeuropa seit 1945, Munich, Oldenbourg Wissenschaftsverlag, 2014.
  28. Dubow, Saul, « New Approaches to High Apartheid and Anti-Apartheid », in _South African historical journal, vol. 69, n°2, 2017, p. 313.
  29. Robert J.C. Young, « The Post-colonial condition », in Stone, Dan (ed), The Oxford handbook of postwar European history_, Oxford, Oxford University Press, 2012, p. 607.
  30. Slobodian, Quinn, Foreign front: Third World politics in sixties West Germany, Durham, Duke University Press, 2012.
  31. Le nombre d’étudiants sud-africains étudiant en Belgique était plutôt faible. Entre 1958 et 1980, seuls 119 Sud-Africains étaient inscrits dans les grandes universités belges.
    Roels, B., Buitenlandse Studenten aan Belgische Universiteiten. Een onderzoek naar studentenmigratie en het Belgische beurzenbeleid. 1945-1980, mémoire, Gant, UGent, 2008, p. 41.
  32. Lauro Amandine et Rodriguez Garcia, Magaly, « Writing History from the Margins. Marginal and Subaltern Perspectives in Belgian History, XIX-XXth centuries », in Journal of Belgian History, n°1 (numéro thématique), 2016.
  33. Thörn, Håkan, Anti-apartheid and the emergence of a global civil society, Basingstoke-New York, Palgrave Macmillan, 2006.
  34. Bracke Maud Anne et Mark, James, « Between Decolonization and the Cold War: Transnational Activism and its Limits in Europe, 1950s-90s », in Journal of Contemporary History, vol.50, n°3, 2015, p. 503-417 ; Goddeeris, Idesbald, « The limits of the transnational », in Revue Belge de Philologie et d’Histoire, vol. 89, n°3-4, 2011, p. 1237–1248.
  35. Brede, Mara, « “Apartheid tötet – boykottiert Südafrika!”. Plakate der westdeutschen Anti-Apartheid-Bewegung », in Zeithistorische Forschungen, n°13, 2016.
  36. L’un des derniers exemples en date : Konieczna, Anna et Skinner, Rob, A Global History of Anti-Apartheid “Forward to Freedom” in South Africa, Cham, Springer, 2019.