Contemporanea
Jaargang XLII Jaar 2020 Nummer 3

Archieven

Les archives du groupe Philips en Belgique

Caroline Six, Archives générales du Royaume 2 – Dépôt Joseph Cuvelier

Les origines de Philips Belgique remontent à janvier 1919, sous la dénomination de La Lumière Économique. Première implantation de la NV Philips en dehors des Pays-Bas, il ne s’agit alors que d’un comptoir commercial possédant une licence d’exclusivité pour la vente des produits Philips en Belgique et au Luxembourg. Dès 1925, un bureau d’études vient enrichir ses activités et sa dénomination est modifiée en La Lampe Philips. La même année, la commercialisation du matériel de T.S.F puis des postes de radio est confiée à sa filiale, Philips Radio Belge, jusqu’à leur fusion en 1932 pour former Philips s.a. belge. Parallèlement, la maison mère développe des unités de production en Belgique. En 1926, elle rachète la société anonyme Volta, fondée le 20 mars 1919 à Anvers. Devenues les Usines Philips Belges, elles sont transférées à Bruxelles puis à Louvain en 1930. Chargées de la fabrication de lampes, d’appareils de chauffage et de transmission d’ondes, elles joueront un rôle important dans le dynamisme du groupe, en dépit de la crise des années 1930. En décembre 1951, ces usines sont absorbées pour former Philips C.I.C. Le groupe Philips connaît alors une large expansion en Belgique, multipliant les sites de production et assurant la commercialisation de tous les produits Philips sur le territoire. Dès les années 1980, les activités de Philips Belgique sont profondément restructurées et son autonomie de gestion disparaît.

Photographie de la place de Brouckère avec le siège de Philips Belgique en arrière plan [1969-1973] (AGR 2 - Dépôt Joseph Cuvelier, Archives du groupe Philips en Belgique, n° 60).

Les archives de Philips Belgique ont été versées par son service juridique. Elles en reflètent non seulement les activités mais surtout celles des sociétés absorbées par le groupe dans la seconde moitié du 20e siècle. Dès lors, ont été préservées les séries dont la conservation est prévue par la législation sur les sociétés commerciales et plus particulièrement les procès-verbaux du conseil d’administration, les dossiers des assemblées générales, les registres des actionnaires, la correspondance du C.A. et les dossiers relatifs à des contrats ou des litiges. Le service juridique était tout particulièrement attentif à la conservation de ces documents garantissant la sécurité juridique et permettant de faire valoir les droits de Philips Belgique si nécessaire.

Photographie de la visite du roi Baudouin à l’Usine Philips d’Herverlee (Louvain), 1961 (AGR 2 - Dépôt Joseph Cuvelier, Archives du groupe Philips en Belgique, n° 72).

Ce fonds recèle des documents très intéressants pour l’histoire du secteur de fabricants de composants électriques et de radios, de télévisions ainsi que la distribution de musiques sur divers supports. Le chercheur dispose ainsi de très belles séries de documents concernant des sociétés peu connues, pour lesquelles il s’agit souvent des seules traces conservées. À ce titre, signalons les Ateliers de constructions Basile créés en 1946 à Bruxelles par Auguste Basile et dans lesquels Philips Belgique a pris une participation dès 1950 avant de les absorber en 1974 ; il en est de même pour le Radio Technish Studiebureau – Bureau d’Études Radioélectriques dont les procès-verbaux des réunions du conseil et les registres des assemblées générales couvrent la période 1933-1999. Dans d’autres cas, les dossiers complètent des séries conservées dans d’autres fonds tels les documents relatifs aux Compagnies belges réunies d’Éclairage, CBRE, créées en juillet 1960 en collaboration avec les ACEC ou les dossiers constitués sur la CBRT, Compagnie belge de Radio et de Télévision, filiale de Tractionel. Ceux-ci sont particulièrement riches en ce qui concerne son patrimoine mobilier et immobilier.

Six Caroline, Inventaire des archives du groupe Philips en Belgique, 1919-2004 (Bruxelles, AGR, 2020) (AGR2 – dépôt Joseph Cuvelier I 35).

- Caroline Six