{"id":1349,"date":"2024-12-04T12:15:00","date_gmt":"2024-12-04T11:15:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.contemporanea.be\/article\/bawin-julie-art-public-et-controverses-xixe-xxie-siecle-paris-cnrs-editions-2024\/"},"modified":"2025-06-18T21:24:13","modified_gmt":"2025-06-18T19:24:13","slug":"bawin-julie-art-public-et-controverses-xixe-xxie-siecle-paris-cnrs-editions-2024","status":"publish","type":"article","link":"https:\/\/www.contemporanea.be\/nl\/article\/bawin-julie-art-public-et-controverses-xixe-xxie-siecle-paris-cnrs-editions-2024\/","title":{"rendered":"Bawin, Julie,\u00a0Art public et controverses XIXe-XXIe\u00a0si\u00e8cle (Paris\u00a0: CNRS \u00c9ditions, 2024)"},"content":{"rendered":"\n<section  class=\"contemporanea-section full-width-image \">\n    <div class=\"contemporanea-container \">\n\n                    <div id=\"text-and-image-1\" class=\"image-container auto-height\">\n                <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"855\" src=\"https:\/\/www.contemporanea.be\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/1709931871424.jpeg\" class=\"full-height\" alt=\"\" srcset=\"https:\/\/www.contemporanea.be\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/1709931871424.jpeg 800w, https:\/\/www.contemporanea.be\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/1709931871424-281x300.jpeg 281w, https:\/\/www.contemporanea.be\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/1709931871424-768x821.jpeg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/>            <\/div>\n                        <\/div>\n<\/section>\n\n\n<section  class=\"contemporanea-section full-width-text\">\n    <div class=\"contemporanea-container\">\n        \n            <\/div>\n<\/section>\n\n\n<section  class=\"contemporanea-section full-width-text\">\n    <div class=\"contemporanea-container\">\n        \n            <\/div>\n<\/section>\n\n\n<section  class=\"contemporanea-section full-width-text\">\n    <div class=\"contemporanea-container\">\n        \n                    <div class=\"block-text lh-2\"><p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\"><em>Art public et controverses <\/em>porte sur des controverses touchant des \u0153uvres dans l\u2019espace public qui ont s\u00e9vi en Occident du 19<sup>\u00e8me<\/sup> au 21<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle<span class='txt-ref'  data-content='Principalement en France, en Belgique, en Allemagne et en Am\u00e9rique du nord.'><\/span>.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">L\u2019ouvrage commence avec un cadre th\u00e9orique dans lequel Julie Bawin d\u00e9veloppe une r\u00e9flexion sur les termes de \u00ab\u00a0vandalisme\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0iconoclasme\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0censure\u00a0\u00bb. Selon elle, le vandalisme constitue \u00ab\u00a0une alt\u00e9ration intentionnelle perp\u00e9tr\u00e9e \u00e0 l\u2019encontre d\u2019une \u0153uvre d\u2019art (\u2026) pour des raisons esth\u00e9tiques, morales ou politiques.\u00a0\u00bb<span class='txt-ref'  data-content='Bawin, Julie, &lt;em&gt;Art public et controverses XIX&lt;sup&gt;e&lt;\/sup&gt;-XXI&lt;sup&gt;e&lt;\/sup&gt; si\u00e8cle&lt;\/em&gt; (Paris\u00a0: CNRS-Edition, 2024), p. 46.'><\/span> En cela, elle le distingue de l\u2019iconoclasme qui consiste \u00e0 d\u00e9truire partiellement ou totalement \u00ab\u00a0une \u0153uvre pour des motifs plus symboliques et politiques qu\u2019artistiques.\u00a0\u00bb<span class='txt-ref'  data-content='&lt;em&gt;Idem&lt;\/em&gt;, p. 46.'><\/span> L\u2019autrice rappelle que les actes iconoclastes ne visent g\u00e9n\u00e9ralement pas l\u2019artiste, mais plut\u00f4t l\u2019\u0153uvre pour ce qu\u2019elle repr\u00e9sente. Effectivement, dans le cadre des controverses autour des statues, ce sont g\u00e9n\u00e9ralement les personnes repr\u00e9sent\u00e9es qui sont contest\u00e9es et rarement l\u2019artiste ou la valeur artistique de l\u2019\u0153uvre. L\u2019autrice rappelle cependant que dans le cas de Jan Fabre, les controverses sur ses \u0153uvres expos\u00e9es en ext\u00e9rieur sont la cons\u00e9quence de sa condamnation pour harc\u00e8lement sexuel. C\u2019est donc les comportements de l\u2019artiste qui ont nourri la contestation.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">La force d\u2019<em>Art public et controverses <\/em>consiste en un r\u00e9sum\u00e9 de plusieurs pol\u00e9miques contestant des \u00ab \u0153uvres install\u00e9es l\u00e9galement dans l\u2019espace public et (\u2026) agr\u00e9\u00e9es par les pouvoirs publics\u00a0\u00bb<span class='txt-ref'  data-content='&lt;em&gt;Idem&lt;\/em&gt;, p. 23.'><\/span> lors d\u2019\u00e9poques diverses et dans des contextes g\u00e9ographiques diff\u00e9rents. Nous avons particuli\u00e8rement appr\u00e9ci\u00e9 l\u2019analyse des d\u00e9boulonnements successifs \u00e0 la R\u00e9volution fran\u00e7aise. L\u2019apport de ce livre r\u00e9side indubitablement dans le travail de synth\u00e8se et de recherche documentaires. \u00a0Quelques cas belges sont \u00e9galement d\u00e9velopp\u00e9s dans l\u2019ouvrage, par exemple\u00a0: les <em>Passions humaines <\/em>et le <em>Faune mordu<\/em> de Jef Lambeaux et <em>L\u2019homme qui mesure les nuages <\/em>et <em>Searching for<\/em> <em>Utopia<\/em> de Jan Fabre. On regrettera l\u2019absence d\u2019illustrations qui aurait permis au lecteur non-initi\u00e9 de se figurer les \u0153uvres sans devoir d\u00e9poser le livre, dont l\u2019\u00e9criture est par ailleurs tr\u00e8s agr\u00e9able. De m\u00eame, il aurait \u00e9t\u00e9 int\u00e9ressant de pr\u00e9senter les raisons qui ont pouss\u00e9 l\u2019autrice \u00e0 choisir certaines pol\u00e9miques et d\u2019en exclure d\u2019autres. Concernant le contexte belge qui nous int\u00e9resse particuli\u00e8rement, Julie Bawin revient sur les contestations des statues de L\u00e9opold II apr\u00e8s le meurtre de Georges Floyd en 2020, en qualifiant cette p\u00e9riode de \u00ab\u00a0fi\u00e8vre iconoclaste\u00a0\u00bb<span class='txt-ref'  data-content='&lt;em&gt;Idem&lt;\/em&gt;, p. 319.'><\/span>, bien qu\u2019aucune statue de l\u2019espace public ne fut d\u00e9truite partiellement ou totalement depuis cette p\u00e9riode.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Pour l\u2019analyse des contestations contemporaines, qui est d\u00e9velopp\u00e9e surtout en introduction et en conclusion, l\u2019autrice avance\u00a0 l\u2019id\u00e9e que\u00a0les <em>iconoclastes antiracistes <\/em>promeuvent la <em>Cancel Culture <\/em>et provoquent l\u2019autocensure aupr\u00e8s des artistes, mettant ainsi en danger la libert\u00e9 artistique.<span class='txt-ref'  data-content='Sur les repr\u00e9sentations des activistes per\u00e7us comme dangereux lire\u00a0: Burrows, Brooke, Preya, Hema Selvanathan, and Lickel, Brian, \u00ab\u00a0My Fight or Yours: Stereotypes of Activists. From Advantaged and Disadvantaged Groups\u00a0\u00bb, in: &lt;em&gt;Personality and Social Psychology Bulletin&lt;\/em&gt;, pp. 1\u201315.'><\/span> Elle qualifie ces militants de \u00ab\u00a0nouveaux censeurs\u00a0\u00bb pour \u00e9tablir une analogie entre ces derniers et les pouvoirs dictatoriaux qui faisaient disparaitre de l\u2019espace public les marques d\u2019anciens r\u00e9gimes. Pour aborder les contestataires du 21<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle, qualifi\u00e9s de <em>Woke<\/em> dans l\u2019ouvrage, Julie Bawin se r\u00e9f\u00e8re \u00e0 deux autrices, Caroline Fourest et Nathalie Heinich, toutes deux connues pour leurs travaux sur le <em>wokisme<\/em> qu\u2019elles pr\u00e9sentent comme un danger pour la d\u00e9mocratie. Ainsi, l\u2019analyse des acteurs des mobilisations sociales contemporaines ne repose donc principalement sur la litt\u00e9rature de leurs opposants. Soulignons que Julie Bawin se r\u00e9f\u00e8re aux textes de l\u2019historien, Idesbald Gooderis pour analyser les mouvements sociaux en Belgique. Si la production scientifique de ce dernier se distingue de la tendance <em>antiwoke<\/em>, il aurait \u00e9t\u00e9 cependant \u00e9clairant et essentiel d\u2019interviewer les associations \u00e0 l\u2019origine des mobilisations ou d\u2019analyser leurs publications pour avoir des sources de premi\u00e8re main.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">En r\u00e9duisant les controverses contre les statues coloniales \u00e0 un \u00ab\u00a0iconoclasme de nouveaux censeurs\u00a0\u00bb, Julie Bawin met au m\u00eame niveau la pression de la soci\u00e9t\u00e9 civile, et la censure provenant d\u2019un gouvernement profitant de structures et de pouvoir. Bien qu\u2019elle se r\u00e9f\u00e8re aux travaux de Warnke pour lequel \u00ab\u00a0l\u2019iconoclasme d\u2019en bas\u00a0\u00bb trouve sa source dans l\u2019impuissance politique<span class='txt-ref'  data-content='L\u2019iconoclasme d\u2019en-haut correspondrait aux int\u00e9r\u00eat de ceux qui ont le pouvoir. \u00a0Warnke, cit\u00e9 par Dario Gamboni, p. 33, cit\u00e9 par Julie Bawin, &lt;em&gt;op. cit.&lt;\/em&gt; p. 45.'><\/span>, l\u2019autrice ne semble pas distinguer la censure exerc\u00e9e par un gouvernement et l\u2019usage d\u2019outil militant, comme le marquage des statues par des organisations non gouvernementales.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Le livre, construit de mani\u00e8re chronologique, montre que l\u2019appareil argumentaire a peu vari\u00e9 au fil du temps. On retrouve d\u00e9j\u00e0 au 19<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle que\u00a0la statue peut heurter la sensibilit\u00e9\u00a0; qu\u2019il y a eu un manque de transparence dans la promotion ou le choix de l\u2019artiste\u00a0; que\u00a0l\u2019espace public appartient \u00e0 tous\u00a0; et que les commanditaires ne peuvent profiter seuls d\u2019un pouvoir d\u00e9cisionnaire&#8230;<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\">Cela \u00e9tant, il nous semble que les controverses du 19<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle se distinguent des controverses postcoloniales, \u00a0motiv\u00e9es par un regard critique pos\u00e9 sur le roman national. En cela l\u2019essence de la critique des sculptures de Carpeaux et de Lambeaux n\u2019est pas comparable avec celle des critiques formul\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00e9gard par exemple de la statue \u00e9questre de L\u00e9opold II. Se pose alors la question de savoir si on peut comparer des \u0153uvres critiqu\u00e9es pour leur subversivit\u00e9 (du fait de la nudit\u00e9 des corps repr\u00e9sent\u00e9s) et celles critiqu\u00e9es pour leur message politique voir propagandiste (la glorification de l\u2019entreprise coloniale). Ce qui choquait dans les \u0153uvres de Lambeaux et Carpeaux c\u2019est leur mat\u00e9rialit\u00e9\u00a0: la repr\u00e9sentation des corps \u00e9voquant pour de nombreux passants un hommage \u00e0 la lubricit\u00e9. De mani\u00e8re diff\u00e9rente, les contestations \u00e0 l\u2019\u00e9gard des \u0153uvres comportant des traces coloniales sont le produit de la condamnation de la colonisation bas\u00e9e sur les travaux historiques des vingt derni\u00e8res ann\u00e9es. Il ne s\u2019agit pas de tabou, mais plut\u00f4t d\u2019un regard qui change sur ces <em>grands hommes <\/em>et de la pertinence de leur pr\u00e9sence dans l\u2019espace public.<\/p>\n<p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\"><em>Art public et controverses <\/em>est instructif pour les cas qu\u2019il relate, moins pour comprendre les contestations contemporaines. Il peut \u00eatre un outil pour comparer les arguments mobilis\u00e9s au fil du temps et identifier les groupes qui prennent part au d\u00e9bat. La conclusion sur le <em>wokisme<\/em> et le danger qu\u2019il repr\u00e9senterait ne nous a pas convaincu. \u00c0 l\u2019heure o\u00f9 la fondation Abb\u00e9 Pierre change de nom et des statues le repr\u00e9sentant sont retir\u00e9es de l\u2019espace public, on peut se demander si l\u2019urgence des d\u00e9boulonnements n\u2019a pas toujours \u00e9t\u00e9 \u00a0motiv\u00e9e par les vives \u00e9motions et non par une discussion objective sur la qualit\u00e9 de l\u2019\u0153uvre ou l\u2019importance de la libert\u00e9 artistique. Il serait int\u00e9ressant de comptabiliser les raisons et les types de statues qui effectivement ont \u00e9t\u00e9 retir\u00e9es. Parce qu\u2019il y a de fait une diff\u00e9rence entre le pouvoir de cr\u00e9er une controverse et celui de d\u00e9boulonner.<\/p>\n<\/div>\n            <\/div>\n<\/section>\n\n\n<section  class=\"contemporanea-section full-width-text\">\n    <div class=\"contemporanea-container\">\n        \n                    <div class=\"block-text lh-2\"><p style=\"font-weight: 400; text-align: justify;\"><strong>Julie Bawin<\/strong>\u00a0est docteure en histoire de l\u2019art (Paris 1-Sorbonne \u2013 Universit\u00e9 de Li\u00e8ge). Elle enseigne \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Li\u00e8ge et \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Namur. Elle exerce \u00e9galement au sein de l\u2019Universit\u00e9 de Li\u00e8ge, le poste de directrice du Mus\u00e9e d\u2019art contemporain en plein air du Sart Tilman, mus\u00e9e universitaire qui abrite une centaine d\u2019\u0153uvres. Ses sujets de recherche portent sur la <em>curating<\/em>, l\u2019art public et la mus\u00e9alisation de l\u2019art-performance. Elle est membre de l\u2019AICA, de l\u2019ICOM, de l\u2019ICOFOM et membre de la commission Art au S\u00e9nat.<span class='txt-ref'  data-content=' Pour une pr\u00e9sentation de son ouvrage sur Arte : https:\/\/www.arte.tv\/fr\/videos\/121513-001-A\/julie-bawin-de-l-art-ou-du-cochon\/.'><\/span><\/p>\n<\/div>\n            <\/div>\n<\/section>\n\n\n<section  class=\"contemporanea-section full-width-text\">\n    <div class=\"contemporanea-container\">\n        \n                    <div class=\"block-text lh-2\"><p style=\"text-align: justify;\"><em>Conciliare est un projet financ\u00e9 par l&#8217;Union europ\u00e9enne. Les points de vue et les opinions exprim\u00e9s n&#8217;engagent que leurs auteurs et ne refl\u00e8tent pas n\u00e9cessairement ceux de l&#8217;Union europ\u00e9enne. L&#8217;Union europ\u00e9enne ne peut en \u00eatre tenue pour responsable.<\/em><\/p>\n<\/div>\n            <\/div>\n<\/section>\n\n\n<section  class=\"contemporanea-section full-width-text\">\n    <div class=\"contemporanea-container\">\n        \n            <\/div>\n<\/section>\n\n\n<section  class=\"contemporanea-section full-width-text\">\n    <div class=\"contemporanea-container\">\n        \n            <\/div>\n<\/section>\n\n\n<section  class=\"contemporanea-section full-width-text\">\n    <div class=\"contemporanea-container\">\n        \n            <\/div>\n<\/section>","protected":false},"author":12,"featured_media":0,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"class_list":["post-1349","article","type-article","status-publish","format-standard","hentry"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.contemporanea.be\/nl\/wp-json\/wp\/v2\/article\/1349","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.contemporanea.be\/nl\/wp-json\/wp\/v2\/article"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.contemporanea.be\/nl\/wp-json\/wp\/v2\/types\/article"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.contemporanea.be\/nl\/wp-json\/wp\/v2\/users\/12"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.contemporanea.be\/nl\/wp-json\/wp\/v2\/article\/1349\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1903,"href":"https:\/\/www.contemporanea.be\/nl\/wp-json\/wp\/v2\/article\/1349\/revisions\/1903"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.contemporanea.be\/nl\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1349"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}