{"id":800,"date":"2024-07-24T13:45:07","date_gmt":"2024-07-24T11:45:07","guid":{"rendered":"https:\/\/www.contemporanea.be\/?post_type=article&#038;p=800"},"modified":"2024-12-02T12:05:52","modified_gmt":"2024-12-02T11:05:52","slug":"la-fusion-entre-luclouvain-et-luniversite-saint-louis-de-bruxelles-quel-impact-pour-les-historien-nes-interview-avec-eric-bousmar","status":"publish","type":"article","link":"https:\/\/www.contemporanea.be\/nl\/article\/la-fusion-entre-luclouvain-et-luniversite-saint-louis-de-bruxelles-quel-impact-pour-les-historien-nes-interview-avec-eric-bousmar\/","title":{"rendered":"La fusion entre l\u2019UCLouvain et l\u2019Universit\u00e9 Saint-Louis de Bruxelles, quel impact pour les historien.nes\u00a0? Interview avec \u00c9ric Bousmar"},"content":{"rendered":"\n<section  class=\"contemporanea-section full-width-text\">\n    <div class=\"contemporanea-container\">\n        \n                    <div class=\"block-text lh-2\"><p style=\"text-align: justify;\">Depuis septembre 2023, l\u2019UCLouvain a fusionn\u00e9 avec l\u2019Universit\u00e9 Saint-Louis, autrefois Facult\u00e9s universitaires de Saint-Louis, situ\u00e9e \u00e0 Bruxelles sur le Boulevard du Jardin botanique. Une fusion qui a parfois provoqu\u00e9 des d\u00e9bats ou des critiques, notamment dans la presse d\u2019opinion. Mais quelles en sont les cons\u00e9quences pratiques pour la recherche et l\u2019enseignement de l\u2019histoire du point de vue du site Saint-Louis\u00a0?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c9ric Bousmar a fait des va-et-vient entre les deux sites dans sa carri\u00e8re. Ancien \u00e9tudiant de ce qui \u00e9tait encore l\u2019UCL \u00e0 Louvain-la-Neuve, dipl\u00f4m\u00e9 compl\u00e9mentaire \u00e0 la KU Leuven, il a \u00e9t\u00e9 Aspirant FNRS \u00e0 Louvain-la-Neuve avant d\u2019\u00eatre engag\u00e9 comme assistant \u00e0 Saint-Louis. Aujourd\u2019hui codirecteur du Centre de recherches en histoire du droit, des institutions et de la soci\u00e9t\u00e9 (CHRIDI) du site Saint-Louis, mais \u00e9galement Professeur d\u2019histoire m\u00e9di\u00e9vale et de m\u00e9thodologie de l\u2019histoire, il a accept\u00e9 de tenter de d\u00e9broussailler cette th\u00e9matique, tr\u00e8s actuelle et donc sujette \u00e0 de futures \u00e9volutions.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Vous \u00eates assistant et chercheur depuis 1997 \u00e0 Saint-Louis. Quelles sont les principales \u00e9volutions qu\u2019a connues l\u2019universit\u00e9 depuis votre arriv\u00e9e, notamment dans le domaine de l\u2019histoire\u00a0? <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D\u2019abord, il y a eu des \u00e9volutions de type institutionnelles, li\u00e9es aux r\u00e9formes successives de l\u2019enseignement et d\u2019abord celle de Bologne, qui a quand m\u00eame \u00e9t\u00e9, dans le cadre des Facult\u00e9s universitaires de Saint-Louis, assez fondamentale, puisqu\u2019\u00e0 partir du moment o\u00f9 le premier cycle passait de deux ann\u00e9es de candidature \u00e0 trois ann\u00e9es de bachelier, il fallait \u00e9videmment cr\u00e9er une troisi\u00e8me ann\u00e9e. Cela a eu un impact consid\u00e9rable pour une institution comme la n\u00f4tre \u00e0 l\u2019\u00e9poque, on n\u2019a pas b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de moyens suppl\u00e9mentaires bien entendu, mais on a d\u00fb cr\u00e9er une ann\u00e9e, qui permettait un approfondissement suppl\u00e9mentaire pour les \u00e9tudiants, donc on s\u2019est dit \u00ab\u00a0on ne va pas diluer les candidatures sur trois ans, mais consid\u00e9rer que cette troisi\u00e8me ann\u00e9e devient l\u2019\u00e9quivalent de ce qu\u2019\u00e9tait la premi\u00e8re licence\u00a0\u00bb, du second cycle. Il s\u2019agissait de pouvoir apporter des cours plus avanc\u00e9s, ou des cours de sciences auxiliaires qu\u2019on n\u2019enseignait pas en candidature et qu\u2019on a int\u00e9gr\u00e9s dans notre programme de bachelier. Donc cela a \u00e9t\u00e9 un moment assez important en termes de r\u00e9flexions sur le programme, sa finalit\u00e9, la coh\u00e9sion des programmes d\u2019enseignement qu\u2019on organisait. Cela ne s\u2019est pas fait en vase clos, car on \u00e9tait \u00e0 l\u2019\u00e9poque dans une logique d\u2019harmonisation des programmes de premier cycle donc on a eu toute une s\u00e9rie de concertations interuniversitaire pour mettre au point les minima doyens, c\u2019est-\u00e0-dire le nombre de cr\u00e9dits qui doivent, dans tel secteur de la formation, n\u00e9cessairement se retrouver dans un programme. Du point de vue du programme d\u2019histoire, je pense que c\u2019est la premi\u00e8re \u00e9volution significative.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La seconde est tr\u00e8s certainement l\u2019introduction toute r\u00e9cente, mise en place l\u2019an dernier, d\u2019un bachelier de type bilingue fran\u00e7ais-anglais, qui s\u2019ajoute au bachelier \u00ab\u00a0ordinaire\u00a0\u00bb en fran\u00e7ais. On a donc un bachelier fran\u00e7ais-anglais o\u00f9 un nombre significatif de cours sont donn\u00e9s en anglais, y compris des s\u00e9minaires.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Accessoirement par rapport \u00e0 cela, on avait fonctionn\u00e9 pendant longtemps avec un programme de candidature en histoire puis de bachelier en histoire organis\u00e9 en deux fili\u00e8res, une fili\u00e8re \u00ab\u00a0sciences de la soci\u00e9t\u00e9 contemporaine\u00a0\u00bb et une fili\u00e8re \u00ab\u00a0lettres, soci\u00e9t\u00e9 et civilisation.\u00a0\u00bb L\u2019id\u00e9e \u00e9tant d\u2019offrir un paquet de choix de cours diff\u00e9rent selon les deux fili\u00e8res. La premi\u00e8re \u00e9tait une fili\u00e8re o\u00f9 les cours de sciences sociales portant sur le contemporain \u00e9taient plus pr\u00e9sents que dans l\u2019autre fili\u00e8re, en dose renforc\u00e9e. L\u2019id\u00e9e \u00e9tant que cette fili\u00e8re pouvait pr\u00e9parer des \u00e9tudiants \u00e0 bifurquer vers une autre formation (communication, sciences politiques par exemple). Tout cela, on l\u2019avait fait en pionnier dans les ann\u00e9es 1990, avant qu\u2019on ne parle de majeure et de mineure. Finalement, on a \u00e9t\u00e9 rattrap\u00e9s par la logique des majeures et mineures. On offrait une possibilit\u00e9 plus int\u00e9ressante que les majeures et mineures parce que le nombre de cours variant \u00e9tait plus important avec le syst\u00e8me des fili\u00e8res, on est limit\u00e9s \u00e0 un certain nombre de cr\u00e9dits pour une mineure. Mais \u00e7a devenait compliqu\u00e9 \u00e0 g\u00e9rer et surtout \u00e0 visibiliser dans un contexte o\u00f9 tout le monde parlait de majeures et mineures. On a donc renonc\u00e9 \u00e0 cette organisation en deux fili\u00e8res pour cr\u00e9er de mani\u00e8re plus modeste, plus classique, des mineures au sein du programme de bachelier en histoire.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L\u2019Universit\u00e9 Saint-Louis a une histoire assez longue. Est-ce que sa fusion avec l\u2019UCLouvain ne va pas remettre en cause certaines de ses sp\u00e9cificit\u00e9s institutionnelles ou p\u00e9dagogiques\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Alors, dans l\u2019imm\u00e9diat, non, pour ce qui est de l\u2019organisation et des sp\u00e9cificit\u00e9s p\u00e9dagogiques, dans la mesure o\u00f9 les principes qui ont men\u00e9 \u00e0 la fusion sont ceux du maintien des formations sur les diff\u00e9rents sites, l\u00e0 o\u00f9 ils existaient, et de l\u2019autonomie des diff\u00e9rents sites dans l\u2019organisation de ces formations. L\u2019id\u00e9e est qu\u2019il est int\u00e9ressant pour l\u2019UCLouvain d\u2019offrir une formation d\u2019histoire \u00e0 Louvain-la-Neuve et une \u00e0 Bruxelles, parce qu\u2019au niveau du premier cycle, ce n\u2019est pas le m\u00eame public \u00e0 qui ces formations vont s\u2019adresser.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De mani\u00e8re plus concr\u00e8te, il y a des principes institutionnels qui garantissent l\u2019autonomie en termes d\u2019organisation des programmes, donc on continue \u00e0 donner les m\u00eames cours, \u00e0 les organiser de la m\u00eame mani\u00e8re ou \u00e0 les faire \u00e9voluer de la m\u00eame mani\u00e8re qu\u2019on l\u2019aurait souhait\u00e9. Il n\u2019est pas question de d\u00e9calquer par exemple le programme d\u2019un site sur l\u2019autre. Et, d\u2019autant plus que dans un premier temps du moins, ce qu\u2019on appelle la \u00ab\u00a0phase de transition\u00a0\u00bb qui dure minimum trois ans, chaque site va conserver des facult\u00e9s distinctes avec deux doyens, donc deux doyens de Philosophie et lettres, et notre programme \u00e0 Saint-Louis d\u00e9pend du doyen de la Facult\u00e9 Saint-Louis, celui de Louvain-la-Neuve d\u00e9pend du doyen de la Facult\u00e9 FIAL de Louvain-la-Neuve. Il y a donc vraiment, en termes institutionnels, des outils pour maintenir cette continuit\u00e9. Apr\u00e8s, des \u00e9volutions sont toujours possibles \u00e0 long ou moyen terme, mais \u00e0 court terme l\u2019id\u00e9e est de continuer \u00e0 faire ce que l\u2019on faisait.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Vous avez d\u00e9j\u00e0 r\u00e9pondu un peu \u00e0 la question suivante\u00a0: comment garder le cachet Saint-Louis dans ce contexte de fusion\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je pense qu\u2019un cachet, c\u2019est quelque chose tributaire d\u2019un moment et qui \u00e9volue n\u00e9cessairement. Ce qu\u2019on appelait \u00ab\u00a0l\u2019esprit Saint-Louis\u00a0\u00bb dans les ann\u00e9es 1920 ou 1930 n\u2019a rien \u00e0 voir avec ce qu\u2019a pu \u00eatre le cachet Saint-Louis autour de l\u2019an 2000. Cela d\u00e9pend \u00e9videmment aussi de l\u2019\u00e9volution des \u00e9quipes d\u2019enseignants eux-m\u00eames et de la mani\u00e8re dont le flambeau passe peut-\u00eatre des ain\u00e9s aux plus jeunes. Il est certain qu\u2019il y a aussi des \u00e9l\u00e9ments de type structurel qui vont renforcer le maintien d\u2019un cachet Saint-Louis, \u00e0 savoir une relativement plus petite taille \u00e0 la fois des \u00e9quipes pr\u00e9sentes sur le site, mais aussi des cohortes d\u2019\u00e9tudiants, en tout cas en histoire, et donc <em>de facto<\/em> l\u2019approche est diff\u00e9rente\u00a0: un contact peut-\u00eatre plus facile par la force des choses avec les \u00e9tudiants ou entre \u00e9tudiants et enseignants, et d\u2019autre part, aussi, une polyvalence plus grande par la force des choses peut-\u00eatre au sein de l\u2019\u00e9quipe d\u2019enseignants, qui sont essentiellement pour ne pas dire exclusivement charg\u00e9s d\u2019enseignement de premier cycle (car dans l\u2019histoire longue de Saint-Louis, il s\u2019agit d\u2019un site o\u00f9 l\u2019on enseigne essentiellement des programmes de premier cycle universitaire). Le professeur de Saint-Louis est n\u00e9cessairement d\u00e9di\u00e9 prioritairement \u00e0 des enseignements de premier cycle, en partie g\u00e9n\u00e9ralistes et avec une vocation introductive pour de jeunes \u00e9tudiants, qui sont d\u00e9j\u00e0 relativement avanc\u00e9s quand ils arrivent en troisi\u00e8me ann\u00e9e bien s\u00fbr, mais cela reste une optique diff\u00e9rente que celle o\u00f9 l\u2019on doit discuter avec des \u00e9tudiants de master. Ce n\u2019est pas tout \u00e0 fait le m\u00eame type de p\u00e9dagogie ou d\u2019\u00e9tape dans le parcours des \u00e9tudiants. Cette particularit\u00e9, qui rel\u00e8ve de contraintes structurelles, fait aussi qu\u2019il y a un cachet particulier qui, au fil du temps, se soit d\u00e9velopp\u00e9 dans la mani\u00e8re d\u2019enseigner.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Pensez- vous qu\u2019il faut consid\u00e9rer cette fusion dans la logique des \u00ab\u00a0r\u00e9seaux\u00a0\u00bb de l\u2019enseignement en Communaut\u00e9 fran\u00e7aise, d\u2019un clivage philosophique\u00a0qui bipolarise l\u2019enseignement sup\u00e9rieur francophone, comme le d\u00e9non\u00e7aient r\u00e9cemment encore les universit\u00e9s de tendance \u00ab\u00a0la\u00efques\u00a0\u00bb\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La question a \u00e9t\u00e9 pos\u00e9e au moment de la fusion, c\u2019est quelque chose qui a fortement divis\u00e9 la communaut\u00e9 universitaire de Saint-Louis \u00e0 l\u2019\u00e9poque, avec des partisans d\u2019une logique de coop\u00e9ration r\u00e9gionale, et donc clairement des rapprochements intrabruxellois, et d\u2019autres qui optaient pour une autre solution. De ma perception des choses, le d\u00e9bat interne n\u2019\u00e9tait pas tellement pour des collaborations confessionnelles ou non confessionnelles. Je reste prudent, en tant que simple enseignant on n\u2019a pas acc\u00e8s \u00e0 toutes les coulisses ni \u00e0 toutes les conditions de n\u00e9gociation, mais le d\u00e9bat \u00e9tait celui de la forme de synergie la plus efficace ou la plus pertinente pour r\u00e9pondre aux besoins identifi\u00e9s comme ceux du site \u00e0 ce moment, \u00e0 savoir pouvoir s\u2019appuyer sur une structure plus forte, notamment en termes de soutien administratif, de soutien technique \u00e9galement, en termes de masse critique \u00e0 certains \u00e9gards. Notamment, pour faire simple, quand il s\u2019agit de pouvoir envoyer des repr\u00e9sentants de l\u2019Universit\u00e9 dans telle commission, de charger un membre acad\u00e9mique de l\u2019Universit\u00e9 de telle mission qui s\u2019impose, etc. Dans une structure dix fois plus grande, c\u2019est plus facile de r\u00e9partir toutes ces t\u00e2ches sur les membres du personnel et de trouver des personnes int\u00e9ress\u00e9es et comp\u00e9tentes pour le faire, tandis que dans une petite structure, c\u2019\u00e9tait devenu extr\u00eamement lourd, car, pour le dire platement, c\u2019\u00e9tait toujours sur les m\u00eames que retombaient ces charges. Et donc, la perspective faite et ce que les promoteurs d\u2019une fusion mettaient en avant, c\u2019\u00e9tait qu\u2019\u00e0 terme, les \u00e9nergies seraient \u00e9puis\u00e9es et qu\u2019il ne serait pas possible de continuer avec le nombre de missions suppl\u00e9mentaires qui s\u2019imposaient aux universit\u00e9s, parfois de simples contraintes de type \u00ab\u00a0rapportage institutionnel\u00a0\u00bb impos\u00e9es par des intervenants ext\u00e9rieurs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Donc, de la m\u00eame mani\u00e8re dont je l\u2019ai v\u00e9cu, je pense que ce d\u00e9bat autour de la fusion n\u2019\u00e9tait pas pos\u00e9 en termes confessionnels, cathos contre les autres, c\u2019\u00e9tait une r\u00e9flexion en termes de culture institutionnelle et de possibilit\u00e9s offertes par le partenaire. Effectivement, en termes de culture institutionnelle, beaucoup ont fait valoir qu\u2019il y avait des liens assez forts entre Louvain et Saint-Louis, des liens historiques, mais \u00e7a n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 non plus une r\u00e9alit\u00e9 exclusive. Tr\u00e8s concr\u00e8tement, dans le programme d\u2019histoire, on a un nombre significatif de doctorants qui sont des anciens de l\u2019ULB que nous avons recrut\u00e9s, inversement des anciens de Saint-Louis ont \u00e9t\u00e9 engag\u00e9s \u00e0 l\u2019ULB ou \u00e0 la VUB, en histoire ou en droit ou dans d\u2019autres disciplines. Donc, les relations et collaborations entre communaut\u00e9s universitaires restent fortes, me semble-t-il, je ne vois pas la fusion comme une volont\u00e9 d\u2019exprimer ou de renforcer un clivage. Je pense que ceux qui, \u00e0 un moment donn\u00e9, ont \u00e9t\u00e9 hostiles \u00e0 la fusion ont pu le percevoir comme cela.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Vous prenez maintenant votre casquette de chercheur historien. En quoi pour vous, ce processus de fusion a un peu, ou pas, impact\u00e9 votre travail au quotidien\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Premi\u00e8rement, je dirais que la fusion a \u00e9t\u00e9 la fin d\u2019une p\u00e9riode d\u2019incertitude. Pendant presque cinq ans, quand la fusion a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9e, on a d\u00fb attendre, car pour des raisons politiques, il y a eu un blocage de cette fusion, et donc d\u2019ann\u00e9e en ann\u00e9e on attendait et on nous promettait (le peut-\u00eatre de) la fusion. C\u2019est quelque chose qui, pour d\u00e9velopper des projets, a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s handicapant, car c\u2019est difficile de savoir comment se situer, voir quelles strat\u00e9gies de partenariat privil\u00e9gier. Un seul exemple\u00a0: lorsque vis-\u00e0-vis du FNRS on introduit un projet pluriuniversitaire, cela fonctionne bien avec des partenaires de deux universit\u00e9s diff\u00e9rentes. \u00c0 partir du moment o\u00f9 deux universit\u00e9s fusionnent, \u00e7a ne fonctionne plus. Moi, j\u2019ai eu la chance d\u2019introduire un projet juste avant que la fusion ne soit d\u00e9cid\u00e9e, et donc c\u2019est un projet qui est pass\u00e9, mais j\u2019ai un coll\u00e8gue qui n\u2019a pas pu introduire de projet avec ses partenaires de l\u2019UCLouvain, car vu que la fusion \u00e9tait d\u00e9cid\u00e9e, il s\u2019agissait d\u2019une r\u00e9alit\u00e9 mono-universitaire et non plus pluriuniversitaire. Or pour le FNRS ce n\u2019est pas simplement favoriser les collaborations interuniversitaires, c\u2019est aussi une question de budget. Un projet de type PDR pluriuniversitaire a un budget plus important que de type mono-universitaire. Dans ce cas-l\u00e0, dans la phase de basculement, la fusion a \u00e9t\u00e9 un obstacle, en r\u00e9alit\u00e9 c\u2019\u00e9tait une \u00e9p\u00e9e de Damocl\u00e8s qui restait pendante. Je dis cela pour expliquer que l\u2019architecture des partenariats \u00e9tait quand m\u00eame importante et qu\u2019on a \u00e9t\u00e9 un peu handicap\u00e9s par cette incertitude pendant longtemps. Maintenant, c\u2019est termin\u00e9 et je pense que \u00e7a va \u00eatre beaucoup plus clair aussi. C\u2019est certainement la premi\u00e8re chose, c\u2019est un peu un soulagement, quoi qu\u2019on pense de la fusion, quels que soient les avantages ou les inconv\u00e9nients qu\u2019on y voit. Le fait d\u2019avoir fusionn\u00e9 est mieux que l\u2019attente d\u2019une fusion incessamment report\u00e9e. Je pense que ceux qui ont \u0153uvr\u00e9 pour retarder cette fusion n\u2019ont rien fait pour favoriser le d\u00e9veloppement des universit\u00e9s \u00e0 Bruxelles et quelles qu\u2019elles soient, car on travaille en partenariat avec toutes les universit\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour le reste, dans l\u2019imm\u00e9diat, c\u2019est encore un peu t\u00f4t pour dire si mon travail en tant que chercheur est directement ou non impact\u00e9. On a de nouvelles relations \u00e9videmment avec le service d\u2019administration \u00e0 la recherche, donc ce sont des choses qui se font petit \u00e0 petit, mais en m\u00eame temps, comme je l\u2019ai dit, la fusion est bas\u00e9e sur le principe d\u2019une autonomie assez grande du site Saint-Louis au sein de l\u2019UCLouvain, ce qui implique aussi qu\u2019on ait maintenu \u00e0 Saint-Louis un Service d\u2019administration \u00e0 la recherche, et donc on a un soutien logistique de proximit\u00e9 pour les \u00e9quipes de chercheurs, sans devoir n\u00e9cessairement recourir \u00e0 des services ou \u00e0 des personnes qui se trouvent \u00e0 une heure de train de la Facult\u00e9 o\u00f9 l\u2019on travaille.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Maintenant, en tant que Professeur, quels sont les impacts \u00e9ventuels que vous avez rep\u00e9r\u00e9s\u00a0? Ou bien, la vie quotidienne continue\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je pense que, pour l\u2019essentiel, la vie continue, en tout cas pour le professeur qui assure ses cours et qui rencontre ses \u00e9tudiants. Il y a bien s\u00fbr une s\u00e9rie d\u2019adaptations, mais, qui sont finalement vite rencontr\u00e9es ou surmont\u00e9es\u00a0: on change de logiciel pour l\u2019enregistrement des cotes d\u2019examen, on a une nouvelle version de la plateforme Moodle, mais il fallait de toute fa\u00e7on l\u2019updater. On a d\u00e9sormais une carte de biblioth\u00e8que qui permet de rentrer directement sur le site de Louvain-la-Neuve sans devoir demander l\u2019ouverture au comptoir. Voil\u00e0, \u00e0 nouveau, dans la mesure o\u00f9 l\u2019on conserve une facult\u00e9 autonome sur le site, toutes les questions relatives \u00e0 l\u2019organisation de l\u2019enseignement se traitent sur le site, comme avant. Les questions relatives aux jurys d\u2019examen se traitent sur le site, comme avant. Donc, dans l\u2019imm\u00e9diat, de ce point de vue, il n\u2019y a pas d\u2019impact ou de modification.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Pour vous, pensez-vous que cette fusion est porteuse de b\u00e9n\u00e9fices pour les historiens et les historiennes de Saint-Louis\u00a0? Quels sont les points positifs qui pourraient en ressortir dans le cadre de l\u2019enseignement ou de la recherche en histoire\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je pense que pour tous les historiens de l\u2019UCLouvain, ceux du site de Saint-Louis ou de Louvain-la-Neuve, il y a une volont\u00e9 de faire des choses ensemble. On est des coll\u00e8gues au sein d\u2019une m\u00eame maison, il serait donc trop b\u00eate de s\u2019ignorer. Il y a des discussions en cours pour d\u00e9velopper des synergies, que ce soit sur le plan de la recherche ou de l\u2019enseignement, mais je pense que tout cela va aller \u00e0 son rythme, sans pr\u00e9cipitation. On est d\u00e9j\u00e0 \u00e0 la moiti\u00e9 de l\u2019ann\u00e9e acad\u00e9mique et concr\u00e8tement, rien n\u2019a v\u00e9ritablement boug\u00e9. Mais c\u2019est normal dans la mesure o\u00f9 l\u2019enseignement est structur\u00e9 en facult\u00e9s qui sont s\u00e9par\u00e9es, la recherche est aussi structur\u00e9e en instituts de recherches distincts. C\u2019est l\u00e0 aussi une sp\u00e9cificit\u00e9 de l\u2019UCLouvain par rapport \u00e0 d\u2019autres universit\u00e9s, enseignement et recherche sont d\u00e9coupl\u00e9s, les doyens et les facult\u00e9s s\u2019occupent de l\u2019enseignement, les pr\u00e9sidents des instituts de recherche s\u2019occupent de la recherche, et c\u2019est en leur sein que sont h\u00e9berg\u00e9s les centres de recherche. \u00c0 Louvain-la-Neuve, les historiens sont r\u00e9partis sur deux ou trois instituts de recherches diff\u00e9rents. \u00c0 Saint-Louis, pour les besoins de la fusion et des infrastructures, on a cr\u00e9\u00e9 un institut IRIS-L. Donc, l\u00e0 aussi, dans un premier temps, chacun doit d\u2019abord trouver ses marques dans ces structures, et ensuite, voir comment collaborer dans une logique intersites ou multisites. Dans ce cas, la structure obligatoire en instituts ne facilite pas n\u00e9cessairement les choses, puisque du point de vue de la recherche, dans la logique UCLouvain et vu la dispersion des historiens entre divers instituts, ces logiques, si elles veulent s\u2019institutionnaliser, doivent n\u00e9cessairement devenir des logiques interinstituts. C\u2019est un peu compliqu\u00e9 pour des gens comme nous qui sont des novices dans ce type de structure. Voil\u00e0 les difficult\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les opportunit\u00e9s sont nombreuses \u00e9videmment\u00a0: on peut monter des projets plus ambitieux en travaillant avec des coll\u00e8gues qui ont des comp\u00e9tences compl\u00e9mentaires par rapport aux n\u00f4tres, dans des domaines moins repr\u00e9sent\u00e9s sur le site de Saint-Louis. Je pense typiquement \u00e0 tout ce qui est de l\u2019ordre de l\u2019arch\u00e9ologie, ou pour le contemporain, \u00e0 l\u2019histoire de l\u2019art et des cultures visuelles. Nous n\u2019avons pas sur le site Saint-Louis de d\u00e9partement d\u2019histoire de l\u2019art et on ne peut pas en avoir non plus, puisque la fusion s\u2019accompagne d\u2019un moratoire d\u2019au moins cinq ans sur toute nouvelle cr\u00e9ation de formation, c\u2019est la concession qui a d\u00fb \u00eatre faite aux opposants \u00e0 la fusion. Donc, des collaborations de ce type, qui n\u2019\u00e9taient pas possibles au sein de la m\u00eame institution, le deviennent d\u00e9sormais gr\u00e2ce \u00e0 des logiques multisites. Il y a par ailleurs pas mal d\u2019enseignants du site Saint-Louis qui ont \u00e9t\u00e9 form\u00e9s \u00e0 l\u2019UCLouvain, et il y a pas mal d\u2019enseignants du site Louvain-la-Neuve qui ont \u00e9t\u00e9 form\u00e9s \u00e0 Saint-Louis. Cela cr\u00e9e aussi, je dirais deux \u00e9quipes par site qui se sont rencontr\u00e9es r\u00e9guli\u00e8rement, qui se connaissent assez bien. Donc, je ne doute pas qu\u2019\u00e0 l\u2019avenir, on trouve toute une s\u00e9rie de possibilit\u00e9s de d\u00e9velopper des projets et des collaborations, en termes de projets de recherche (chercher des financements communs), en termes sans doute plus modestes d\u2019organisation de s\u00e9minaires communs, de journ\u00e9es d\u2019\u00e9tude communes, de colloques tenus en commun.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sur le plan de l\u2019enseignement, les rapprochements sont possibles aussi bien entendu, mais il y a toujours la difficult\u00e9 que les questions sont structur\u00e9es sur deux Facult\u00e9s s\u00e9par\u00e9es. Ce n\u2019est pas n\u00e9cessairement si simple d\u2019\u00e9changer des cours ou de nommer quelqu\u2019un sur deux sites alors qu\u2019il n\u2019\u00e9tait que sur un au d\u00e9part. C\u2019est possible, mais \u00e9videmment cela doit entrainer des questions d\u2019ordre institutionnel et des accords, et aussi des disponibilit\u00e9s des personnes \u00e0 moduler leur temps de travail et les endroits o\u00f9 ils enseignent. C\u2019est de l\u2019ordre du possible, mais pas du tout de l\u2019ordre du n\u00e9cessaire voire de l\u2019imm\u00e9diat. Ce qui est plus \u00e0 l\u2019ordre du jour, c\u2019est aussi une demande des coll\u00e8gues de Louvain-la-Neuve, c\u2019est que les coll\u00e8gues de Saint-Louis soient plus fr\u00e9quemment et r\u00e9guli\u00e8rement impliqu\u00e9s dans des directions ou des jurys de m\u00e9moire. Ce n\u2019est pas une nouveaut\u00e9 pour Saint-Louis, beaucoup d\u2019entre nous ont d\u00e9j\u00e0 si\u00e9g\u00e9 dans des jurys ou codirig\u00e9 des m\u00e9moires. Mais dans la mesure o\u00f9 l\u2019on n\u2019organise pas de master en histoire, on n\u2019est pas directement responsables de m\u00e9moires en histoire. C\u2019est toujours \u00e0 titre d\u2019invit\u00e9s qu\u2019on avait pu encadrer des m\u00e9moires ou si\u00e9ger dans des jurys, \u00e0 Louvain-la-Neuve ou d\u2019ailleurs \u00e0 l\u2019ULB o\u00f9 plusieurs d\u2019entre nous ont si\u00e9g\u00e9 r\u00e9guli\u00e8rement ces derni\u00e8res ann\u00e9es. C\u2019est l\u2019occasion de rappeler qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019exclusive institutionnelle et qu\u2019un type de collaboration n\u2019en exclut pas un autre. Je pense que oui, dans une nouvelle universit\u00e9, il y a moyen de travailler en commun, et je pense que les choses se feront petit \u00e0 petit.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Comment l\u2019Universit\u00e9 et votre centre de recherche ont-ils pr\u00e9par\u00e9 cette fusion\u00a0d\u2019un point de vue acad\u00e9mique, pas technique ? Un rapprochement pr\u00e9alable entre chercheur.ses a-t-il \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9\u00a0? Qu\u2019a-t-il apport\u00e9 \u00e0 votre centre de recherche\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pr\u00e9paration, c\u2019est un grand mot, puisque justement, comme je l\u2019ai dit, la fusion s\u2019est fait attendre pendant longtemps. On l\u2019a attendue pendant cinq ans, et pendant cinq ans c\u2019\u00e9tait difficile de pr\u00e9parer ou d\u2019organiser quelque chose, car d\u2019ann\u00e9e en ann\u00e9e, le contexte \u00e9voluait. Par contre, on a eu une s\u00e9rie d\u2019occasions, pas n\u00e9cessairement li\u00e9es avec la fusion, de collaborer avec des homologues \u00e0 Louvain-la-Neuve dans plusieurs centres de recherche. Il est \u00e9vident que ces collaborations vont se retrouver potentiellement renforc\u00e9es par le fait d\u2019appartenir \u00e0 une m\u00eame institution. C\u2019est le cas en termes de collaboration individuelle. C\u2019est le cas aussi peut-\u00eatre de mani\u00e8re plus appuy\u00e9e avec certaines \u00e9quipes de recherche de Louvain-la-Neuve dont les th\u00e9matiques recoupent plus directement celles de notre centre de recherche. Donc, en termes de recherche collective, le CHRIDI est un centre qui se profile comme un centre d\u2019histoire du droit, des institutions et de la soci\u00e9t\u00e9. Un tropisme sur l\u2019histoire politique et institutionnelle et sur l\u2019histoire du pouvoir est tr\u00e8s important dans notre centre de recherche depuis sa fondation en 1992, qu\u2019il faut comprendre dans une approche interdisciplinaire\u00a0: on n\u2019est pas seulement un centre d\u2019historiens, il y a des coll\u00e8gues juristes et juristes historiens du droit dans notre centre de recherche. C\u2019est cette sp\u00e9cificit\u00e9 d\u2019avoir des chercheurs \u00e9manant des deux facult\u00e9s, comme on dit souvent en France, des historiens de facult\u00e9 de Lettres et des historiens de droit de facult\u00e9 de Droit. On a \u00e9videmment, avec les centres et \u00e9quipes de recherches de Louvain-la-Neuve qui s\u2019occupent de l\u2019histoire du droit, des relations privil\u00e9gi\u00e9es, et des contacts ont \u00e9t\u00e9 pris \u00e9videmment. On est aussi all\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 organiser, d\u00e9j\u00e0, \u00e0 la veille de la fusion, le 25 mai 2023, une journ\u00e9e intercentres avec les coll\u00e8gues du Centre d\u2019histoire du droit et de la Justice, et les coll\u00e8gues d\u2019histoire du droit attach\u00e9s \u00e0 la facult\u00e9 de Droit et \u00e0 l\u2019institut JUR-I de l\u2019UCLouvain. Une journ\u00e9e de rencontre o\u00f9 chaque \u00e9quipe a pr\u00e9sent\u00e9 ses projets de recherche, ses perspectives, o\u00f9 chaque chercheur s\u2019est pr\u00e9sent\u00e9. L\u00e0, l\u2019exp\u00e9rience a \u00e9t\u00e9 extr\u00eamement concluante, car c\u2019est quelque chose qui montre qu\u2019on peut attendre des choses positives dans le cadre d\u2019un rapprochement dans la fusion. Il y a des petits pas, tr\u00e8s concrets, qui ont \u00e9t\u00e9 pris. Par exemple, le fait d\u2019int\u00e9grer dans la newsletter de notre centre de recherches les informations relatives aux autres \u00e9quipes, et de diffuser notre newsletter \u00e0 l\u2019ensemble des membres des trois \u00e9quipes. L\u2019id\u00e9e a \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9e aussi de renouveler le rendez-vous sous forme d\u2019une s\u00e9rie de s\u00e9minaires intercentres. Voil\u00e0 un exemple concret de synergie \u00e0 titre collectif entre \u00e9quipes de recherche qui respecte l\u2019autonomie et la tradition de chaque \u00e9quipe. Il n\u2019est pas question de mettre tout le monde ensemble, on est sur diff\u00e9rents instituts, diff\u00e9rentes facult\u00e9s, diff\u00e9rents sites, pour reprendre les nouvelles nomenclatures de l\u2019UCLouvain. Mais, quand il le faut, on sait se retrouver sur l\u2019\u00eele au milieu du lac pour avoir des activit\u00e9s communes. Se rencontrer sous forme de s\u00e9minaire, de discussions, c\u2019est un premier pas \u00e9videmment vers des collaborations qui peuvent \u00eatre plus pouss\u00e9es, devenir des cotutelles de th\u00e8se ou de m\u00e9moire (copromotion en fait, vu qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une m\u00eame universit\u00e9), ou bien montage de projets \u00e0 introduire aupr\u00e8s du FNRS ou d\u2019autres bailleurs de fonds. Voil\u00e0 comment, petit \u00e0 petit, les choses se mettent en place, et comment on peut g\u00e9n\u00e9rer de nouvelles dynamiques. Cet exemple n\u2019est pas exclusif, les circonstances on fait que l\u2019on s\u2019est retrouv\u00e9s entre historiens du droit et des pouvoirs, mais l\u2019id\u00e9e est clairement pr\u00e9sente et partag\u00e9e aussi \u00e0 Louvain-la-Neuve d\u2019avoir le m\u00eame type de rencontre avec les autres historiens ou de mani\u00e8re plus g\u00e9n\u00e9rale, entre historiens. Et de m\u00eame, c\u2019est sur la table, des discussions autour des questions d\u2019enseignement auront certainement lieu dans les deux \u00e0 trois ann\u00e9es qui viennent, entre coll\u00e8gues enseignant l\u2019histoire des deux sites, c\u2019est inscrit dans les astres et cela se fera petit \u00e0 petit.<\/p>\n<\/div>\n            <\/div>\n<\/section>","protected":false},"author":11,"featured_media":0,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"class_list":["post-800","article","type-article","status-publish","format-standard","hentry"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.contemporanea.be\/nl\/wp-json\/wp\/v2\/article\/800","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.contemporanea.be\/nl\/wp-json\/wp\/v2\/article"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.contemporanea.be\/nl\/wp-json\/wp\/v2\/types\/article"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.contemporanea.be\/nl\/wp-json\/wp\/v2\/users\/11"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.contemporanea.be\/nl\/wp-json\/wp\/v2\/article\/800\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1286,"href":"https:\/\/www.contemporanea.be\/nl\/wp-json\/wp\/v2\/article\/800\/revisions\/1286"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.contemporanea.be\/nl\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=800"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}